vendredi 26 juin 2015

CONTRE LE MARKETING DETOURNE !

Une entreprise qui recherche des clients a tout intérêt à proposer des produits ou services souhaités par sa cible ou ses cibles, ou leur facilitant la vie. C'est le B-A-BA du Marketing. Ce comportement qui relève de la plus élémentaire logique a conduit les firmes au succès. Ce fut l'envolée de la croissance de la fin des 60's où il est vrai ce principe commercial a eu du mal à s'imposer car les entreprises fonctionnaient plutôt en imposant au marché les produits les plus faciles à fabriquer pour elles. L'efficacité de l'écoute du marché a fait tache d'huile même chez les récalcitrants: difficile de nier les réussites évidentes !
Une bonne idée peut cependant avoir du mal à s'imposer. L'exemple type est la carte bancaire qui a failli ne pas voir le jour car aucune banque n'y croyait ( ou ne voulait investir seule en exclusivité. Les PDG ont sans doute regretté après car cette invention aurait pu être vendue à prix d'or à la concurrence) . Il a fallu que Moreno libéralise complètement son invention pour que l'objet et les services attachés puissent se développer.
Dans ce cas précis ce n'est pas le marché des consommateurs qui a bloqué mais celui des prescripteurs.
Un tas d'inventions géniales et attendues par le public voient ainsi leur entrée sur le marché interdite par les prescripteurs qui veulent protéger leur activité et la rente qui va avec. C'est le paradoxe du système libéral qui se fige en système totalitaire à un certain niveau d'évolution car la puissance des acteurs les incite à empêcher tout concurrent de leur faire du tort, donc de s'installer sur le marché.
Pour des raisons sonnantes et trébuchantes, la plupart des laboratoires sont devenus les satellites des groupes, et recherchent uniquement dans les directions indiquées par leurs financeurs. On continue dans la voie déjà tracée des produits existants qu'on améliore, sans chercher ailleurs ce qui serait plus performant.
Le V2000 de très bonne qualité d'image a été boycotté par les industriels au profit du VHS bas de gamme mais plus facile et moins cher à fabriquer.
En représentation relief, le système holographique est sans égal. Il est fonctionnel depuis les années 80 ( peut-être avant !) et est stupéfiant de réalité. Il pouvait devenir «le» système majeur ! Mais il remettait en question toute la technique et aucun des industriels ne voulait voir disparaître les téléviseurs du jour au lendemain.
Une plaque holographique est horizontale et projette l'image en relief dans l'espace au dessus d'elle. On voit donc différemment selon la position que l'on occupe :devant sur les côtés ou derrière, c'est comme si on se trouvait devant les véritables personnages (sportifs sur un terrain, acteurs ou musiciens sur une scène etc....).
Certes de temps à autre on peut voir une exposition d'hologrammes, certes la TV américaine a fait l'interview de personnalités absentes ( dont l'hologramme était filmé avec le journaliste ), mais personne n'a voulu pousser dans cette direction ! Pourtant, les films en relief c'est du pipi de chat à côté d'un hologramme !
Il me semble avoir vu très récemment des articles sur les velléités de quelques acteurs économiques à propos de cette piste ! Ce serait pour moi un réel progrès si quelque chose sortait réellement, alors je croise les doigts !

Pour l'énergie et l'automobile on s'obstine dans les mêmes voies de garage! En fait ce n'est pas un problème technique car on sait déjà faire beaucoup mieux ! C'est uniquement parce que les industriels ne veulent pas faire une croix sur leurs milliards d'investissements ( on peut le comprendre) qu'ils s'acharnent sur les solutions les plus ringardes.
La voiture électrique est une hérésie avec une batterie qui, pour la meilleure, peut tenir 2000 cycles charge-décharge pour un prix très élevé, un poids énorme et une durée de charge en heures. En revanche un supercondensateur qui résiste pendant environ 1000000 de cycles et se recharge en 3 à 4 minutes est manifestement plus indiqué. Cela dit, utilisé dans les ferries et les bus il reste volumineux pour un usage en petite voiture. En revanche on peut sérieusement y penser pour le stockage d'électricité, éolienne ou autre, dans les maisons.
Cela c'est la technique actuelle. L'avenir est en fait aux générateurs embarqués qui dispensent d'un réseau national de prises (très très cher) pour les véhicules électriques. Si la France lançait ce réseau de prises , ce qui nécessiterait logiquement une production accrue, elle investirait une fortune pour quelque chose de déjà obsolète et, je vous le dis, on ne serait pas près de sortir du nucléaire ! En effet il faudrait rentabiliser l'investissement et de plus il ne serait pas question pour le lobby nucléaire d'autoriser la concurrence d'énergie quasi gratuite. Je crains donc une accentuation du totalitarisme déjà en marche!

Les générateurs bactériologiques sont au point, reste à les développer mais leur point faible est que l'on ne peut pas les arrêter car si les bactéries meurent elles ne produisent plus. Comme il faut les nourrir en permanence on peut éventuellement stocker un peu dans un condensateur ou une batterie, puis diriger sur sa maison le courant pendant la nuit!
La solution peut venir aussi des générateurs à urine, également au point mais avec le même problème: on ne peut pas les stopper en cours de production. En revanche ils s'arrêtent dès que l'urine est transformée. Vuu le nombre de porcheries en France on ne risque pas de manquer d'urine... Et chez soi au lieu de pisser dans les toilettes: Hop, on se soulage dans le deuxième générateur, non actionné tant que le premier fonctionne!
Les grands groupes et les politiques refusant tout système gratuit qui les priverait de rentes économiques ou de taxes, c'est aux gens de terrain d'agir directement. Le jour où ils mettront les grands de ce monde devant le fait accompli , ceux-ci ne pourront que s'incliner. C'est le même mécanisme que celui du développement du co-voiturage, de la location d'une chambre de son appartement (ou carrément de l'appartement), de la location de sa propre voiture, de la vente directe par un Système d'Echange Local, d'auto production d'énergie sans se brancher sur le réseau donc sans revente à un opérateur etc...
La solution magnétique est au point mais personne ne veut en entendre parler, et le système hydrogène qui a l'avantage de conserver nos moteurs actuels (il y a juste à modifier le carburateur comme si on avait une voiture mixte GPL-Essence) est lui aussi décrié .
Une faille est cependant ouverte car la vente de systèmes d'économie de carburant se développe en France, pour l'instant sans interdiction et en toute légalité, et certains d'entre eux utilisent précisément l'hydrogène ( après électrolyse): l'évolution est donc en marche !

Aucun décideur ne veut réellement de changement. La tendance est même d'utiliser le marketing vidé de sa substance, pour forcer la main du consommateur vers ce qu'il ne souhaite pas et ne veut pas. Belle mentalité après en avoir tiré profit pour s'enrichir!
Au passage vous pouvez constater le mépris affiché envers les consommateurs qui ne sont à leurs yeux que des «cochons de payants».

Nous n'avons donc pas de gants à prendre avec de tels individus. Profitons d'Internet pour diffuser les idées et techniques: ils ne pourront jamais bloquer le Web !

jeudi 25 juin 2015

CARREFOUR: JE NEGATIVISE !

Et Carrefour ose appeler cela «La Fête des clients» !

Faire plaisir aux clients en augmentant le chiffre d'un magasin apparaît cohérent et équitable et cela part d'un bon sentiment, mais se moquer du monde à ce point, je dis STOP !
Cela fait un moment déjà que des dysfonctionnements apparaissent:
1/ des promotions annoncées introuvables ( en principe on les trouve dans l'espace spécial promotions). On cherche alors en rayon, rien ! On demande à quelqu'un du magasin: qui ne sait pas ! Du coup on n'achète pas
2/ pour certains articles la période de promotion dure 3 jours ( au lieu de 15 pour le catalogue) et c'est inscrit en petits caractères. Alors on se fait piéger et on va faire ses courses. Il n'y a pas les promos attendues mais comme on est là on achète quand même.
3/ Pas de chance, les produits n'ont pas été livrés. Nous sommes désolés dit-on ! Pas tant que nous bien entendu. !
4/ il n'est pas rare de voir le prix,  différent de celui annoncé dans le catalogue. Alors là méfiance car je me suis déjà fait piéger en achetant plein pot un produit soi-disant à prix réduit. Du coup je pose la question de savoir si c'est une erreur d'affichage ( très très courant) ou pas ! Encore faut-il trouver quelqu'un du rayon et dans le doute mieux vaut ne pas acheter !
5/ les fausses promos qui sont plus fréquentes qu'on ne le croit ! C'est très énervant !
Soit on vous parle d'un achat en quantité ou en lot à «un prix très intéressant» (oui mais pour le magasin) et placé en tête de gondole, alors que le même nombre de produits achetés à l'unité revient moins cher, soit on vous propose un produit avec réduction sans vous dire que le conditionnement est plus petit ( fréquent dans les liquides où le conditionnement passe du litre à 75cl, ponctuel dans le sec où par exemple une tablette de chocolat passe de 100 gr à 90 ou à 80 gr ).
A la décharge du personnel il faut admettre que le siège déconne un peu en sortant 3 catalogues fonctionnant en même temps avec certains produits pouvant être dans les 3 en même temps ou bien dans deux, quelques produits étant spécifiques à chaque catalogue. Il y a donc de quoi se perdre lors de la mise en rayon; lors de l'affichage des prix (surtout si par vice les rédacteurs changent le conditionnement du produit ou la promo d'un catalogue à l'autre. Le pire pour les employés étant 3 promos différentes en même temps sur le même produit! Du délire !) . Enfin ils espèrent qu'il n'y aura pas d'erreurs de facturation en caisse (sinon le client laisse tout en plan et il faut remettre en rayon ou courir dans tous les sens pour chercher les prix ou le bon code barre).
Le magasin dont je parle appartient en propre à la Chaîne Carrefour, ce n'est pas un franchisé, Il n'a donc pour moi aucune excuse à faire valoir !

Cette fois la coupe est pleine, «La Fête des clients» n'est pas celle qu'on croit, c'est leur fête au sens figuré et on les fait payer ces bougres de clients !
Ils poussent le bouchon un peu loin:
1/ le catalogue annonce en grand :promotion sur les abricots 1,99 le kg et 1,70 les pêches blanches.
Ok pour les pêches mais les abricots sont affichés plus cher.
Pourquoi? «Désolé nous dit le responsable du rayon c'est une erreur de carrefour sur le catalogue le véritable prix est celui affiché. Excusez-nous!».
L'engagement écrit que représente le catalogue donne au client la possibilité de râler et d'exiger qu'on lui facture le prix indiqué sur la Pub. Aucun sens des responsabilités ces gens là: ils n'assument rien et surtout pas leurs erreurs !
2/ Le catalogue annonce une promo sur la salade mâche et mesclun, 1 sachet acheté et un gratuit. Problème il n'est pas encore midi et le rayon est vide (premier jour de promotion). On nous explique que tout est parti mais qu'il y en aura demain ! Ce n'est pas la première fois j'ai vu dans une autre chaîne un produit en promotion ( promo annoncée sur catalogue) il y en avait un seul carton en rayon pour 15 jours de promo: c'est du foutage de gueule !
3/ Promotion sur les fromages basques et quelques autres, enfin si on veut car c'est plutôt un petit conditionnement ( 100 gr) qui fait baisser le prix. L'idée n'est pas mauvaise car cela permet de découvrir des fromages en faisant un assortiment de plusieurs variétés . Mais voilà: Aucun morceau de fromage en rayon! Pas question d'acheter des portions énormes ou alors d'une seule variété vu le prix ( mais c'est moins sympa à déguster qu'un petit plateau varié qui peut vous donner l'envie d'acheter de nouveau tel ou tel fromage).
4/ ma femme ayant presque fini son stock de vernis à ongles avait repéré la promo 2 achetés un gratuit sur une marque nouvelle. Rien dans le magasin, malgré des recherches, et en plus le personnel n'était pas au courant.
Très énervés nous avons acheté le minimum par représailles et décidé d'aller à l'avenir plutôt dans le Leclerc même s'il est peu plus loin de chez nous, mais là nous savons qu'il n'y a pas l'amateurisme de Carrefour dans son marketing! En plus ça tombe très bien il y a également une promo sur le vernis à ongles et il y est moins cher que chez Carrefour! C'est quand même fou de voir la gestion catastrophe d'une chaîne qui perd  de l'argent  bêtement (en temps de crise) et qui en même temps nous bouffe notre pouvoir d'achat et nous emmerde il faut bien le dire avec ces promos non respectées !

Si on ajoute à cela les arnaques aux opérations timbres à coller, on en a vraiment marre de Carrefour !
J'ai le souvenir d'une opération Chiens en peluche à Noël où j'ai vu des mères de famille qui accumulaient les timbres pour, au moment de Noël, s'entendre dire «Désolé, le stock est épuisé, revenez dans 15 jours»
Oui mais après Noël ce n'est plus Noël et comment allaient réagir les gamins : C'est nul et même odieux de traiter les gens ainsi !
Il m'est arrivé la même aventure avec des ustensiles de cuisine: on m'a fait lanterner pour attendre la livraison «imminente  qui s'est transformée après deux ou trois mois en annulation. Les achats ont été faits pour rien (surtout des inutiles pour compléter la grille coûte que coûte). Et pour la dernière opération j'ai commis l'erreur d'acheter un autocuiseur de marque Thomas,(assez cher malgré la grille de timbres) et après un problème de soupape, impossible d'avoir quoi qui ce soit en après vente, marque inconnue, injoignable ( même sur internet).Et bien entendu Carrefour aux abonnés absents !
Depuis je me suis juré de ne plus faire la moindre opération dans cette chaîne, et je n'y vais qu'en dépannage ou quand il y a une vraie promo (mais alors rien que pour la promo).
Pas de raison de faire des cadeaux à ces gens ( nous sommes en zone littorale) qui font grimper les prix l'été du fait de leur situation de monopole local, et qui profitent au maximum d'une population multipliée par 5 ; a vue de nez les prix prennent 15 ou 20% dès la fin juin !
Le ras le bol est tel que j'envisage une association d'achats groupés (ça existe déjà) pour stopper l'hémorragie de pouvoir d'achat. Avec des ventes directes de produits frais venant de producteurs locaux on s'y retrouvera largement !
Malheureusement nous aurons contre nous les magasins ( un peu comme les taxis sont contre le co-voiturage, les VTC et Uberpop), mais aussi l'administration qui verra d'un sale oeil les ventes directes! C'est une possible évasion fiscale ( sur la TVA par exemple) ; là c'est selon le producteur, mais c'est une certitude si le producteur n'est pas officiellement en activité (agriculteur retraité qui cultive un peu ou a quelques bêtes, amateur qui arrondit ses fins de mois par un grand potager ou des fruits de son verger etc...).

Comme l'Etat laxiste ne fait rien pour la population, on se dirige inexorablement vers ce schéma économique. Autant se lancer le plus tôt possible car les finances individuelles ne laisseront bientôt pas le choix !



mercredi 24 juin 2015

CON-PLIFICATION; LA FRANCE LEADER !

Nos dirigeants et technocrates sont franchement incurables et la retenue à la source, dans sa mise en oeuvre, est un exemple de leur maladie (génétique ?) .
L' idée, simple à la base, devient d'une complexité ahurissante une fois passée entre leurs mains car au lieu de se limiter à l'action décrite dans les termes ou d'adapter l'idée à notre système, nos décideurs veulent absolument la transformer en une mesure globale, ce qui est totalement contradictoire .
Retenir à la source pour une personne salariée c'est facile et rapide et cela suppose une imposition personnelle isolée.
Imposer une famille comme le pratique la France, nécessite d'avoir toutes les données la concernant (époux, enfants), les salaires de chacun, les revenus annexes, les charges, les déductions à imputer... Bref tout un tas de données personnelles, à transmettre aux entreprises qui vont prélever ( une entreprise par époux salarié), données qui ne concernent en rien ces entreprises, et qui vont leur occasionner une charge de travail dont elles se passeraient bien !.
Comme d'habitude il faudra contrôler que les entreprises ont correctement travaillé donc embaucher des fonctionnaires pour ces contrôles, parce que les autres continueront à éplucher comme ils le font aujourd'hui les déclarations qui ne vont pas disparaître ! Il faudra chaque année vérifier si le contribuable doit régler un solde, ou s'il faut lui rembourser un trop payé.
Une réforme de «simplification» qui emmerdera toujours autant le contribuable, qui emmerdera en plus les entreprises et qui va augmenter le nombre de fonctionnaires alors qu'on veut baisser les dépenses publiques.... C'était en effet trop simple de mensualiser tout le monde, ou de passer à la flat Tax (éventuellement à plusieurs taux).
Comme dans plein de domaines, l'incurable maladie française a encore frappé : la CON-PLIFICATION ! Elle consiste à transformer des idées simples en usines a gaz devenant des conneries énormissimes !
Cette maladie qui ne frappe que les élites touche particulièrement les promotions de l'ENA, d'où l'expression :«avoir la tête près du bonnet».
Et c'est vrai qu'ils le méritent leur bonnet !
Outre l'idée de retenue à la source citons le code de la route pour lequel on a voté un article interdisant de doubler un cycliste avec un écart inférieur à 1 mètre. Voilà une chose simple à écrire mais pas fastoche à contrôler: un flic ne peut pas vous prendre en flagrant délit ( même s'il est sur le vélo ou la moto, aura-t-il un mètre pour mesurer ? ).
Voter le mariage pour tous OK. Mais pourquoi autoriser par la Loi une chose biologiquement impossible à savoir la filiation de deux êtres de même sexe. Des enfants oui pourquoi pas, mais sous le nom de leurs géniteurs biologiques et pas sous le nom des adoptants ! Car il y a des risques de consanguinité ( frères et soeurs séparés à la naissance se mariant par hasard une fois adultes; dons de sperme en infraction générant des centaines de demi frères et demi-soeurs, qui ne le savent pas et peuvent aussi se marier). Ces risques sont avérés (aux USA ), sans parler des transmissions de maladies génétiques que les sommaires analyses ne détectent pas dans le sperme ,ou dans l'ovule. Cela s'est produit également aux USA (avec 400 enfants du même donneur !).
Fatalement le développement anarchique de ces pratiques aura des conséquences graves à terme.
La certitude que la Loi est souveraine, infaillible, et inviolable est le fait de sombres irresponsables ! Ca doit fumer très fort là-haut sous le bonnet !
C'est comme le pavillon bleu. Seule une commune qui a des eaux impeccables et pures peut l'obtenir. J'admire donc la force administrative qui institue une limite infranchissable entre deux communes: si une rivière est la limite, d'un côté vous avez les eaux propres et l'attribution du pavillon fait que les eaux polluées restent chez le voisin. Idem entre les plages....Fantastique !
Cela me rappelle le nuage de Tchernobyl arrêté par la frontière du Pays !

Cette CON-PLIFICATION est cependant contagieuse et on note en Chine la Loi qui permet d'infliger une amende aux établissements qui ont des toilettes sales.... Amende calculée au nombre de mouches dans les toilettes.... Génial non ?

Et la Suède qui vote une loi obligeant les hommes à uriner assis parce que les femmes ne peuvent pas uriner debout ?

Génial à contrôler tout cela ! …. Et d'une utilité majeure pour les pays, non ?

Mais tout cela est finalement à mettre au crédit de la France qui transmet ainsi la CON -PLIFICATION aux autres états.... Pour une fois qu'elle fait quelque chose..... Et cela s'appelle le progrès de la civilisation !


vendredi 19 juin 2015

"ARNAQUE" A LA SOURCE !

Pourquoi pas ?
En écoutant les experts de C dans l'air j'ai pris conscience , merci de leurs explications, que ce n'est pas aussi simple et que c'est même plus compliqué que le système actuel. Cela nécessitera plus de fonctionnaire, donnera un travail supplémentaire et inutile aux entreprises, et malgré tout une déclaration annuelle aux contribuables (comme aujourd'hui) !
Présentée comme elle l'est par le Chef de l'Etat, une simplification, c'est en fait un alourdissement de la procédure et une hausse sensible du coût de collecte, donc une arnaque intellectuelle pour éviter d'aborder franchement la refonte complète du système fiscal. Cerise sur le gâteau cette mesure doit dans un premier temps âtre appliquée aux seuls salariés: ben voyons, le réel problème technique se situait au niveau des professions libérales et des commerçants et artisans qui n'ont pas de revenus réguliers ! On les écarte soigneusement du dispositif il s'agit donc d'une simple mesure de politique politicienne totalement inutile sauf pour gagner très provisoirement quelques points dans les sondages. Le but faire valider la candidature du président sortant et rien d'autre!
Car tout le monde le sait: une majorité des salariés est mensualisée, c'est déjà une retenue à la source qui ne dit pas son nom. La «réforme» va jouer sur seulement 20% des salariés non mensualisés !
Pour un français moyen dont j'étais avant de suivre l'émission, je l'avoue, retenue à la source signifiait je paie définitivement et ensuite je peux dépenser le reste comme je le veux sans mauvaises surprises !
Mon avis a totalement changé après les explications claires des économistes présents sur le plateau.
C dans l'air a fait une deuxième émission sur le sujet, mais les experts étaient des journalistes. Et j'ai constaté avec effroi qu'ils n'avaient manifestement pas suivi la première émission car dans plusieurs déclarations ils ont affirmé en substance: «C'est bien plus simple, on paie l'année même du revenu, chaque mois, et on sait qu'on peut dépenser tout le reste sans mauvaise surprise, car il n'y aura plus rien à payer» !

Le risque est que les français vont commenter favorablement la mesure en croyant cela (surtout si la presse en parle dans ces termes). Du coup Hollande va remonter dans les sondages ( c'est le but réel) mais au moment de la mise en place, quand tout le monde verra que la réalité est différente, Hollande va retomber à 15% et il y aura des primaires à gauche ( on s'en fout complètement), surtout la France va encore augmenter sa dette et compliquer la fiscalité !
:Une fois de plus on fait passer l'intérêt personnel d'un candidat avant l'intérêt des citoyens !

LES COMPLICATIONS
La retenue à la source est idéale en cas de Flat Tax, c'est à dire un taux unique de taxation (éventuellement décliné en plusieurs taux)appliqué systématiquement à tout revenu. Mais avec en plus une individualisation de la fiscalité. Dans ce cas, oui, il n'y a pas de déclaration au titre du revenu et plus rien à payer ensuite !

Mais en France où tout est détaillé et pinaillé, l'imposition est familiale et pas individuelle. Faire la retenue à la source des revenus d'une famille en ne prélevant que sur un des éléments du Revenu est compliqué (cela dit les banques et compagnies d'assurances font déjà les prélèvements financiers). Ainsi, pour conserver la cohérence du système actuel, les services fiscaux vont devoir donner aux entreprises un taux moyen d'imposition de la famille du salarié en lui demandant de prélever ce pourcentage sur le salaire, ou bien, chaque salarié devra donner tous ses renseignements personnels à l'entreprise pour permettre à la comptabilité de calculer ce taux moyen. Quel que soit le choix opéré par le texte, l'entreprise aura une idée du patrimoine de chacun, grâce aux différences de taux pour des salaires égaux..... Ce qui ne plaira pas à tout le monde !
Dans tous les cas il faudra quand même faire une déclaration annuelle ( donc rien de changé) aussi compliquée que l'actuelle, pour ensuite payer un reliquat ou se faire rembourser un trop payé. Et il y aura de nouveaux fonctionnaires pour contrôler le travail des entreprises dans la perception de l'impôt, en plus de ceux existant aujourd'hui pour contrôler les déclarations annuelles.
Pourquoi une déclaration ? Pour recalculer l'imposition effectuée à partir des chiffres réels, intégrer les autres revenus de la famille: revenus financiers, d'actions, les placements immobiliers, loyers, éléments exceptionnels, pourquoi pas charges nouvelles à déduire, et vérifier si l'acompte prélevé à la source doit être complété par un solde ou bien faire l'objet d'un remboursement.
Du travail pour l'entreprise (qui a mieux à faire auprès de ses clients que de jouer le rôle de l'Etat); un travail inutile de l'administration qui va faire le même travail que l'entreprise en fin d'année ( en double donc), et qui va aussi faire le contrôle de cette collecte des entreprises sur les sites (encore perturber le boulot normal); un travail inchangé voire augmenté pour le contribuable qui aura toujours une déclaration à faire mais devra y passer plus de temps, ne serait-ce que pour vérifier ce qu'a fait son entrepris au niveau des acomptes prélevés.
Il y a une chose à laquelle les énarques n'ont pas pensé, si les membres du couple sont salariés dans des entreprises différentes il y aura deux interventions d'entreprises, une synthèse administrative annuelle sur le couple, puis un nouveau travail administratif à partir des données de la déclaration du contribuable. Si le couple est composé d'un salarié et d'un artisan, complications en vue !
Bref une usine à gaz inutile et coûteuse !

Le Seul changement réel est la suppression du décalage d'un an des impôts par rapport au revenu!
On peut quand même le faire, et en généralisant la mensualisation de l'impôt cela reviendrait à un prélèvement à la source qui ne dit pas son nom. Les entreprises n'auraient pas de surcharge de travail, on n'embaucherait pas des créateurs de dette supplémentaire ( des fonctionnaires en plus alors qu'on promet de faire des économies: on nage dans l'incohérent ! ), la déclaration serait identique à celle d'aujourd'hui, et tout le monde serait content !

LE PLUS FORT C'EST QUE CELA EXISTE DEJA CE PRELEVEMENT A LA SOURCE: ON APPELLE CELA L'IMPOSITION FORFAITAIRE DES AUTO ENTREPRENEURS.
Le taux est de 21% de leur chiffre d'affaires et comprend non seulement un forfait d'impôt sur le revenu mais aussi le forfait des cotisations sociales et retraite.
Ce qui prouve qu'on peut le faire si on le souhaite!
Lorsqu'un artisan , un commerçant ou le membre d'une profession libérale fait sa déclaration trimestrielle de TVA, rien n'interdit de prévoir une case à remplir où la personne inscrirait le montant de l'acompte qu'elle verse au titre de l'impôt sur le revenu. Pas d'imprimé supplémentaire, pas de coût additionnel pour le trésor et toute la France serait mensualisée !

EN FAIT QUEL EST LE PROBLEME ?
Faire rentrer de l'argent dans les caisses en baissant la dépense publique.
Bercy est parfaitement capable de calculer un prélèvement forfaitaire, avec plusieurs taux éventuellement pour une dose d'équité, selon le salaire de chacun (ou selon un montant de BIC / BNC ). Le tout assorti d'une individualisation de l'imposition. Une fois ce calcul fait tout peut devenir hyper-simple !
Car rien n'interdit alors de proposer aux contribuables , soit ce taux libératoire, soit la déclaration annuelle avec mensualisation et quotient familial (si la personne pense que ses charges ou des variations dans son patrimoine justifient le maintien de ce système déclaratif). A supposer que le choix du forfait soit valable pour 3 ans avec nouveau choix offert triennalement, au pire, si tout le monde optait pour la déclaration ce serait comme aujourd'hui mais avec tous les français mensualisés et imposés l'année N . Toute la réussite de cette réforme reposant sur la justesse des calculs de Bercy (pour ne léser personne).
La phobie administrative aidant, une grande partie de la population opterait pour le paiement libératoire ! La masse salariale des fonctionnaires du trésor pourrait donc significativement baisser ( du fait du reflux du nombre des agents) parallèlement à des rentrées régulières d'argent.
Je pense que cela est cohérent et économique, Mais aux yeux des dirigeants, comme je ne suis pas un énarque, tout ce que je dis n'est qu'un tissu de conneries !

Je pense même que pour sensibiliser les citoyens il serait bon de faire payer tout le monde même les non imposables, pour qu'ils se sentent concernés par la marche du Pays, et aient la certitude de faire eux aussi un effort: par exemple quelqu'un au RSA pourrait payer à hauteur de 1 Euro par mois (12 Euros par an ), cela peut paraître dérisoire à certains mais à ce niveau de revenu c'est un véritable effort ! Les non imposables actuels qui se situent dans la zone de revenus entre le RSA et le Smic pourraient payer un peu plus (montant à déterminer)

J'ai d'autres idées simplificatrices sur les multiples taxes de notre pays , de la TIPP à la taxe Carbone en passant par la taxe foncière, d'habitation, celle des ordures ménagères, taxe audiovisuelle, les taxes sur l'eau, le gaz, l'électricité (acheminement, réseau, contribution au développement, part communale, départementale, régionale etc...) , la TVA évidemment, la CSG, les taxes européennes que tout le monde semble ignorer, les taxes sur le cinéma, sur les CD et DVD, la taxe d'archéologie préventive, les taxes sur les sodas, l'alcool, le tabac, les taxes parafiscales genre Sacem et Spre, les taxes médicales et paramédicales, les taxes des CCI, les taxes écologiques sur les produits, les droits de succession, d'enregistrement, la conservation des hypothèques, les taxes maritimes et de mouillage, celles sur l'aviation civile etc...
Nous croûlons sous les taxes, et c'est la raison pour laquelle chacun verse en moyenne, chaque année, à l'Etat, l'équivalent de tout ce qu'il gagne entre le premier Janvier et début Août. On vit une année complète avec les revenus de 5 Mois seulement !
Il est temps que cela change et qu'on arrête de laisser des budgétivores gaspiller nos fonds publics !
Mais pour l'instant je préfère me taire car avec ce que je propose je passerais pour un dangereux révolutionnaire: il est vrai que baisser les impôts, supprimer 50% des postes de dirigeants (avec des indemnités réduites de 50% pour les autres), changer les règles des marchés publics pour freiner le gaspillage, responsabiliser financièrement les fonctionnaires et les élus, élire certains fonctionnaires.... Il y a de quoi faire peur aux politiques et aux technocrates !

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jeudi 11 juin 2015

On dit "ETAT pour l'EMPLOI"; On met "Des Freins partout" !

Comment favoriser l'emploi, quels emplois pour demain ?
Les experts invités sur ce thème, à C dans l'air, ont mis l'accent sur la peur des petites entreprises, et l'exemple donné dans le reportage fait froid dans le dos:
Une employée prise en flagrant délit de vol de marchandises, de confection pour son compte personnel pendant ses heures de travail ( elle revendait ensuite les pièces dans des braderies ), a été licenciée pour faute grave.
La faute grave a été validée en première instance, mais en Appel la Cour a considéré que la faute ne méritait ni la qualification de grave ni le licenciement.
Habituellement c'est la première instance qui donne raison au Salarié, même contre toute logique, les choses étant redressées en Appel. Pas de chance cette fois !
Cela dit je pense que la Cour de Cassation aurait renvoyé l'affaire devant une autre Cour d'Appel mais je comprends que l'entreprise ait renoncé vu le coût de la procédure. En effet pour aller en Cassation il faut avoir exécuté le jugement d'Appel contesté. Cela ne changeait donc rien aux difficultés financières de l'entreprise et il aurait fallu trouver encore au moins 10000 Euros pour poursuivre (pas possible dans l'exemple) …!
Dans cette affaire la salariée indélicate a gagné, mais je pense qu'elle a peu de chances de se faire embaucher quelque part, et c'est normal (elle ne mérite pas de travailler en entreprise ), avec une telle casserole dans son CV ( difficile de ne pas mentionner ce travail, car elle avait 22 ans d'ancienneté je crois) !
J'ai connu une affaire de vol jugée dès la première instance contre l'entreprise ( puis confirmée en appel). Je peux en parler car les faits remontent aux années 70. Un employé mettait les chèques de clients à son ordre personnel. Pris en flagrant délit il a déclaré qu'en fait il ne volait rien car il remplaçait les chèques par des espèces déposées en caisse. Cette manipulation s'accompagnant évidemment de tickets non tapés sur la caisse enregistreuse ( c'était dans un Bar-Restaurant-Crêperie). De façon intelligente le salarié limitait ces actes (d'abord parce que certains clients demandaient un ticket, d'autre part car les paiements par chèque, sans ordre, n'étaient pas nombreux) , et puis un ticket «oublié» sur une grande quantité passe inaperçu !
Etrange défense que de dire, je prends les chèques mais je mets des espèces à la place : faut-il en conclure que l'employé venait travailler avec un matelas de billets dans ses poches ?
Toujours est-il que le patron a été obligé de le reprendre après avoir réglé des dommages intérêts... Vous imaginez l'ambiance au travail: devoir accepter de reprendre un voleur, et le voleur fort de son impunité qui s'en est donné à coeur-joie !
Nous sommes en crise et tout le monde rêve de se faire embaucher mais, de façon complètement incohérente, les employés qui connaissent certaines indélicatesses se taisent et ne cherchent pas à lutter contre.... Finalement ils en sont des complices passifs (car sans en profiter) et aussi les victimes, car lorsque l'entreprise dépose son Bilan ils perdent définitivement leur emploi !
Cela prouve que l'entreprise est vue comme une bouée de sauvetage, une bienfaitrice, quand on cherche désespérément du travail et qu'une fois dans les lieux on considère que c'est une bête malfaisante qui vous exploite : il serait donc normal de la piller !

Les grandes entreprises sont rarement victimes car elles ont les moyens de se sortir de pièges, quitte à sortir de la légalité, à faire pression, ou à monter des traquenards et j'ai des exemples, en voici un:
un chef de rayon surgelés, parmi les meilleurs du groupe de distribution, est licencié pour faute: il a suffi de mettre en rayon, à son insu, quelques produits périmés qu'il a lui même retirés des vitrines, et de faire passer les services vétérinaires pour un contrôle. Avec le PV des inspecteurs le licenciement est immédiat ! C'est dégueulasse, mais c'est courant et je ne vais pas vous indiquer toutes les ficelles. Dans un tel cas on fait en plus comprendre au salarié que si d'aventure il envisage une action en justice, le téléphone est un outil rapide et qu'il ne travaillera plus jamais dans la distribution.

Les syndicats se comportent également de la même manière mais entre grands on se neutralise
L'exemple a fait polémique mais lorsque l'usine de pneus d'Amiens a été en négociation avec Titan, le PDG américain a déclaré que les français travaillaient très bien le matin, avec une excellente productivité, mais que l'après midi c'était le décrochage, plus personne ne travaillait.
Ce à quoi la CGT aurait répondu «ici c'est comme ça». Bien entendu si de futurs salariés me disent à moi patron «on doit être payés mais l'après midi on arrête de bosser» il est évident que je ne vais pas investir dans un pays étranger où les syndicats considèrent normal d'être payés sans travailler .
Montebourg, ministre à l'époque, a vivement critiqué les syndicats ( pour cela non, il ne pouvait pas officiellement) sur les entraves aux négociations et à l'arrivée d'un repreneur.
Les grands conflits arrivent toujours à se régler: les indemnités laissent quelquefois rêveur; mais il y a de l'argent, et à défaut de reclassement, les chômeurs avec de l'ancienneté ont de quoi tenir plusieurs années...

Dans des entreprises petites qui n'ont pas de moyens, la moindre affaire peut mettre l'entreprise en péril. J'ai connu (années 80) une petite entreprise de bâtiment de 50 salariés ( avec un délégué CGT). Conflit et grève avec des exigences exorbitantes de la CGT . Le patron ne pouvait pas accepter car cela signifiait un dépôt de bilan à brève échéance. Les négociations ont échoué car les dirigeants régionaux de la CGT, contre l'avis des salariés locaux, ont voulu faire un exemple et prouver que la CGT ne recule pas ! Avec la grève les clients ont lâché l'entreprise. La CGT a gagné car elle n'a pas cédé ( Bravo ! ), les 50 salariés se sont retrouvés sans emploi, et le patron a subi de grosses pertes en devant liquider complètement son entreprise...
Dans les Très petites entreprises l'emploi devient un risque de dépôt de bilan ce que nos élites refusent de voir. En admettant la réalité du terrain et en légiférant sur cette réalité et non sur du virtuel, le gouvernement pourrait faire baisser instantanément le chômage de 500000 personnes (en simplifiant la règle du jeu pour redonner confiance à tous les acteurs). Mais voilà nous sommes en France ! On privilégie le système même s'il est absurde, donc les règles, au détriment de l'intérêt de l'individu, simplement sous prétexte qu'on ne peut pas revenir sur les lois !
j'ai personnellement eu jusqu'à 5 salariés mais aujourd'hui j'ai fait le choix d'être seul car le coût du travail est prohibitif pour une durée d'emploi limitée, et on n'est pas certain en plus de trouver quelqu'un de compétent et de moralement fiable. Embaucher un nul à ce prix là met l'affaire en péril alors non ! Etre seul permet de baisser les prix pour gagner des clients (en acceptant de se rémunérer en dessous du Smic horaire). La plus grosse erreur de l'Europe a été de supprimer dans l'hôtellerie la rémunération au pourcentage, avantageuse pour le salarié et pour l'entreprise. (tant au niveau de la rémunération qu'au niveau de la flexibilité de l'horaire). Je reconnais avoir été dans l'illégalité car mes employés travaillaient au maximum hôtelier de 48 h de présence par semaine, ça c'était légal, mais sur 4 jours par semaine, ça c'était interdit ! Ils étaient d'accord pour dire que tant qu'à travailler autant le faire à fond et le rythme par quinzaine était 2 jours de travail 2 jours de congés, 3 jours de travail 2 jours de congés, 3 jours de travail, 2 jours de congés ( donc 8 jours travaillés sur 14 avec une semaine à 5 jours et une à 3 jours ).J'y trouvais mon compte et eux aussi !

Pour résoudre le problème de l'emploi dans certaines entreprises il faudrait que les syndicats et les grands patrons changent d'attitude. Pour moi tous sont également responsables!
1/ les syndicats qui en protégeant les salariés et en voulant verrouiller les avantages acquis (totalement sans motifs aujourd'hui) empêchent la création d'emplois (cherté du système des statuts, carcan de règles contraignantes, privilèges financiers ahurissants dans certaines entreprises ex-publiques).
Les syndicats qui dans leurs décisions prud'hommales banalisent les vols et détournements, ce qui revient à les justifier. On l'a vu avec SEA FRANCE et maintenant avec la SNCM. Où les salariés vendent pour leur propre compte les produits à bord (sans parler des trafics illégaux et des vols purs et simples de matériel et denrées) empêchant l'entreprise de faire rentrer assez de recettes.
L'arme de la grève étant brandie si les dirigeants prennent des sanctions ou envisagent de mettre en place des contrôles !
Les syndicats qui visent à des «sanctuaires» où ils peuvent dicter leur loi. C'est le cas de la CGT du livre qui a quand même tabassé des chômeurs distribuant Rue 89 ou Metro, parce que ces journaux imprimaient sans passer par eux. Ils voulaient juste défendre leur monopole quitte à empêcher de pauvres gars de travailler. Un syndicat qui empêche l'emploi: pas un gag, une réalité !
L'exemple des dockers est également édifiant et le monopole va là encore plus loin (c'est notoire à Marseille) . On s'approche des comportements mafieux ! Et les dirigeants du syndicat ne font rien et ne disent rien ( comme les communistes français se taisaient quand l'URSS réprimait les populations de Tchecoslovaquie ou d'ailleurs) !
Je veux bien admettre que certaines entreprises sont dirigées par des voyous ce n'est pas une raison pour que les syndicats fassent pareil !

2/ Les entreprises qui en ne jouant pas leur rôle de gestionnaire ou de contrôleur laissent partir l'entreprise dans le mur. Les entreprises maritimes citées sont des filiales de la SNCF, alors on se dit peut-être de part et d'autre (syndicats et dirigeants) que tout cela continuera indéfiniment car il y a de l'argent derrière. Alors je dis que les dirigeants qui laissent tout aller pour continuer à toucher leur grosse rémunération sans vouloir se créer des problèmes de gestion et de contrôle, n'agissent pas en responsables mais en fonctionnaires de bas étage !
En effet en gérant de façon responsable et cohérente ils pourraient développer la rentabilité donc déboucher sur une extension: ouverture de lignes nouvelles, investissement dans des navires, donc création d'emplois.
Leur passivité est inadmissible !
Les entreprises qui cherchant à pérenniser une rente, bloquent toute initiative concurrente novatrice qui créerait des emplois. Mais on peut reprocher cela aussi au gouvernement et aux élites politiques de tous partis.
Les pétroliers qui ont un monopole de fait se battent par tous moyens pour empêcher d'autres sources d'énergie de les concurrencer , sauf celles qui n'ont aucune chance à leurs yeux..Tous les brevets dangereux sont ainsi achetés et soigneusement enterrés. Les lessiviers pratiquent l'omerta et ont bloqué le marché à la machine à laver le linge à ultrasons ( mise au point par un russe en 1986) et on comprend pourquoi ! Ce procédé à ultrasons est employé quotidiennement sous une autre forme par les opticiens, les bijoutiers, les industriels , les dentistes (détartrage), les blocs opératoires des hôpitaux ( nettoyage des instruments chirurgicaux). Le procédé est efficace (le meilleur), rapide, dérisoire en coût énergétique et bien moins polluant que la lessive. En figeant l'activité on empêche l'arrivée de nouvelles entreprises et l'emploi !
Les entreprises qui en voulant faire mettre en place une interdiction d'enquête aux journalistes, sous prétexte de secret des affaires, veulent mettre la dernière touche à leur main-mise économique, pour accéder à l'impunité totale et mettre en échec les Etats que par ailleurs elles contrôlent par le biais des subventions officielles et frauduleuses aux candidats, puis par les campagnes de lobbying auprès de députés largement récompensés pour les votes en faveur de mesures précises (on leur fournit même des projets ou des propositions de lois toutes prêtes).
Tout cela contribue à figer l'économie, pour empêcher une vie libérale de marché au profit de monopoles (seul l'argent compte, on se fout de l'intérêt des populations). Bien entendu on empêche ainsi des créateurs de se lancer et de participer au développement de l'emploi.
Et comme l'Etat et les syndicats en rajoutent chacun une couche, la crise dure et dure !
Seul le courage politique d'élus et de dirigeants peut faire changer les choses: Je sais je suis utopique en parlant de dirigeants politiquement courageux !

Pour terminer sur un conseil aux entreprises victimes de vols comme dans les exemples cités en début d'article:
Ne licenciez pas, du moins pas tout de suite ! Si le vol est certain et si vous avez des témoins, portez plainte ! En France le pénal prime sur le civil et le social. Une condamnation pénale (inscrite de plus dans le casier du fautif) vous permettra ensuite de le licencier.
Vous pouvez même demander la collaboration de la police pour piéger le voleur. Je connais ainsi une affaire de vol dans les vestiaires (voleur piégé par des billets marqués); une autre par un banquier, volant dans des sacs de monnaie au détriment de clients ( tricher de quelques centaines de francs sur des livraisons de sacs de pièces est facile). Il a été piégé par un comptage devant témoins avant le dépôt des sacs ; qui donnait un résultat différent après son propre comptage en banque et son «prélèvement» ).
Vous pouvez aussi piéger des salariés en Etat d'ébriété, mais c'est de plus en plus rare que cela se produise( On boit beaucoup moins de nos jours en entreprise par rapport aux années 70-80 ).
Les Prud'hommes on l'a vu se fichent complètement de la moralité des salariés et un délit du salarié, même avéré, ne sera ni validé ni inscrit dans le casier judiciaire, l'entreprise est victime et c'est elle qui est en fait pénalisée.
Je suis étonné de ce laxisme car en principe un juge, digne de ce nom , transmet immédiatement à la juridiction compétente un délit dont il a connaissance. Cette complicité de fait ne peut qu'encourager les délinquants.
On va dire que c'est un choix démocratique, mais sachez que ce n'est pas le mien !




vendredi 5 juin 2015

C Dans l'air MAIS C pasTransparent !

Plutôt décevants les experts de C dans l'air hier soir Jeudi à propos d'EDF et du Nucléaire, suite à l'annonce de faire reprendre par l'électricien une partie d'Areva en difficulté.
C'est effarant de voir les gens confirmer ainsi une organisation du marché de l'énergie comme s'il s'agissait d'une chose immuable, et raisonner de façon convenue, comme si les solutions recommandées par les gouvernements étaient les seules possibles !
Chacun semblait muni d'oeillères , incapable de voir le problème dans sa globalité, donc de proposer des solutions cohérentes.
Encore une soirée de bavardages qui permet de constater les problèmes, et qui ne propose rien d'autre que de continuer.... C'est à dire accepter les contraintes au lieu de s'en libérer par une remise à plat qui devra être faite tôt ou tard !
On croirait presque écouter des politiques avec les mêmes réflexes de prudence verbale, les mêmes réflexes de camouflage des chiffres vrais, pour se couvrir au cas où ! Mais ce ne sont pas des élus tout de même, alors de quoi ont-ils peur ?
Yves Calvi lui-même n'était pas à l'aise: habituellement il ne se gêne pas pour poser les questions, insiste et les repose autrement s'il n'a pas de réponse, met en évidence les contradictions des invités, quelquefois recadre les experts par des remarques pertinentes.... Mais hier soir ce n'était pas le cas du tout ! Manifestement il ne connaissait pas le sujet et avait l'air d'apprendre... Bon ! On ne peut pas en vouloir à quelqu'un s'il n'aime pas la technique !

L'émission a tout de même permis de confirmer le comportement calamiteux des politiques et des grandes entreprises. Non seulement l'Etat place des dirigeants incompétents à la tête d'entreprises stratégiques, mais en plus il va répercuter sur la facture des clients cette incompétence, matérialisée par les pertes accumulées, le gouffre financier de l'EPR français et celui de l'EPR finlandais (contrat mal négocié, mais en même temps on comprend qu'un client qui paie exige un appareil qui fonctionne sans tomber en panne). Bilan: 8 milliards de perte d'Areva sur les 4 dernières années, 9 milliards pour l'EPR de Flamaville loin d'être terminé... On est donc déjà à 17 milliards et ce n'est pas fini !
Sans exagérer disons que ce n'est pas utopique de parier sur 20 milliards !
Pardon de le dire, mais après tout le cinéma sur les impôts pour faire rentrer officiellement 30 milliards dans les caisses de l'Etat ( mais en fait bien moins), je trouve bien désinvoltes les politiques qui ajoutent, parce que ça les arrange, 20 milliards en douce sur la facture d'énergie !
Il y a en France 37 millions de clients EDF, leur facture va donc s'alourdir de 540 Euros par client pour éponger cette somme. Pas pensable de faire cela sur un an ( pour les petits abonnés par exemple) mais on va l'étaler cette dette.... Merci la France pourront dire les finlandais puisque finalement ce sont nos dirigeants qui font payer par les clients d'EDF la mise en service et les multiples dépannages de l'EPR finlandais (actuellement la finlande demande 1,8 milliard de dommages et intérêts. Affaire à suivre …!). Et on appelle ces gens des dirigeants responsables ? Si réellement on rendait les élus financièrement responsables il y aurait moins de conneries je vous le dis !
Il faudra bien en arriver là ou rendre inéligibles les «lauréats» de ces gaspillages à répétition !

CHIFFRES TRUQUES
Les statistiques officielles de compétitivité m'exaspéraient par les données totalement fausses qui étaient publiées. On indiquait par exemple pour la France un KW à 12,5 centimes d'EUro (abonnement compris) ce qui était un mensonge éhonté! Je l'ai dénoncé dans un article précédent en engageant les lecteurs à diviser leur facture par le nombre de KW consommés pour vérifier que les particuliers étaient largement à plus de 20 centimes d'Euro et que le classement de la France, à peine en milieu de tableau en plus (soi-disant grâce au Nucléaire) était du flan ! Car bien entendu le client paie la TVA donc il faut la compter, il paie aussi l'acheminement et la contribution au service public d'électricité, tout comme la taxe communale et la taxe départementale...
Sur la facture les experts ont quand même admis qu'il y avait 25% de taxes, mais si on ajoute la TVA les taxes représentent le tiers de chaque facture (facile à vérifier sur votre facture). Et je vous prédis que ce n'est pas fini ! En pleines coupes budgétaires la dotation aux communes est plus que rabotée et toutes les taxes réputées peu visibles vont augmenter significativement pour compenser: comme la taxe foncière et d'habitation sont en vitrine, ce seront les taxes sur l'eau, les ordures ménagères, l'électricité, le gaz, et pourquoi pas le téléphone, qui vont devenir la cible de choix des élus. On a même parlé de rétablir la vignette auto.... Il n'y a pas de fumée sans feu !

Quant aux investissements des entreprises et au développement du réseau: PIPEAU !
En effet et je vous donne mon exemple:
J'ai demandé une certaine puissance nécessitant un tarif jaune au départ (2009). On m'a donc facturé et installé un transformateur tout neuf, car l'existant ( à plus de 400 mètres) était vétuste et trop faible pour délivrer cette puissance en plus de celle nécessaire aux autres abonnés branchés. J'ai donc réglé 10000 Euros pour ce transformateur. Mais en réalité cet équipement est propriété d'EDF ou plutôt de sa filiale ERDF. Récemment le vieux transformateur a été déposé et les abonnés ont été branchés sur «le mien». Je m'en fiche ce n'est pas la question, mais le scénario se répète à chaque branchement: on demande ici 800 Euros, là «ah oui il faut mettre un poteau pour prolonger la ligne ce sera 5000 Euros»... Etc... De branchement en branchement le réseau s'étend et on apprend d'énormes investissements ( ce sont les annonces officielles) financés par l'entreprise..... Alors qu'en fait tout est payé par les clients !

La contribution au service public d'électricité: belle arnaque !
Cet argent sert à payer un rachat de courant par EDF, au dessus du prix normal de façon à encourager le solaire et l'eolien ou autre énergie durable «officiellement reconnue».
Les gens ayant de gros moyens peuvent donc investir dans ces énergies et on leur donne alors des subventions de l'ADEME pour payer en partie ces équipements. On leur impose une épouvantable contrainte: celle de revendre le courant à EDF, selon un barême allant jusqu'à 0,58 Euro le KW ,au lieu de l'utiliser directement chez eux. A ce petit jeu y'a pas photo ! Bien entendu tout le monde vend à EDF ( pour en être certain on conditionne la subvention de l'ADEME à cette revente).
EDF leur facture donc normalement le courant consommé mais leur paie ce qui est injecté dans le réseau jusqu'à 0,58 Euro du KW (en gros entre 3 fois et 4,5 fois le prix normal du KW ). Cela rappelle un peu les promos de grande surface genre 1 pack acheté, un pack gratuit ! Sauf que là ce serait plutôt un KW acheté par EDF c'est3 KW ou 4,5 KW offerts par les pauvres du coin !

Cette Contribution au service public étant facturée à tout le monde, ce sont les plus démunis ( qui n'ont pas de quoi investir) qui se cotisent pour que des gens plus riches qu'eux paient moins cher leur électricité !
Une mise en pratique du principe d'égalité qui laisse rêveur sous un gouvernement de gauche !

SUR LE COUT DE PRODUCTION
les experts ont admis que le coût de production était en pleine phase de hausse et que le Mégawatt nucléaire allait bientôt être en concurrence directe avec l'éolien alors que le solaire se rapproche tout en étant de l'ordre de 105 Euros comme dans le projet de Bordeaux en cours actuellement ( 300 MW ). Ils ont cependant totalement omis d'expliquer que la hausse du nucléaire est inéluctable en raison de la pénurie de combustible ( théoriquement temporaire jusqu'en 2025, mais pouvant se prolonger ! ). D'autre part si le solaire et l'éolien baissent alors que le nucléaire augmente et continuera en raison des impératifs de sécurité , de remise en état des anciens réacteurs en fin de vie (à prolonger) ou de nouveaux à construire (ce qui signifie les vieux à démanteler).
Un des experts a dit qu'Areva savait tout faire en services nucléaires sur l'entretien des centrales, la préparation et livraison du combustible, sur le traitement des déchets et le démantèlement des récteurs mais que les incidents sur EPR montrent que gérer l'ensemble d'un chantier est difficile ( c'est d'ailleurs la première fois).
J'ai quand même des doutes sur le démantèlement car la centralette de merde qu'est Brennilis n'est pas encore démolie (ça fait 30 ans quand même) et seuls less équipements annexes ont été démantelés. Le réacteur est intact et je doute du savoir faire d'AREVA car comment faire dette destruction alors que même aujourd'hui un homme qui pénètrerait prendrait en 5 minutes une dose d'irradiation mortelle ! Alors qui ferait la démolition de l'enceinte ? Et quid des radiations pour les riverains si l'enceinte est percée ? Et comment transporter le béton irradié sans risques ? Et le réacteur lui même comment serait-il cassé ?
Ne serait-il pas plus judicieux financièrement de laisser le réacteur en l'état en le sanctuarisant ( mais ce serait pour 100000 ans sans doute ! ) ?
On nous a leurrés en fait car personne n'est capable de démanteler et d'autre part tout l'argent qui a été, parait-il, prélevé sur les factures dans ce but et mis en réserve, a été dépensé depuis belle lurette. Je prends le pari qu'aucune ligne ne figure dans les comptes d'EDF ou d'Areva pour un tel poste, d'ailleurs s'il figurait il atteindrait plusieurs dizaines de milliards donc ce serait facile à repérer !

LES SOLUTIONS
Comme on ne peut pas remplacer du jour au lendemain le nucléaire par l'eolien ou le solaire, ne serait-ce que parce que ces énergies sont intermittentes, comme on ne veut pas du charbon, du gaz ou du gaz de Schiste, nous serions condamnés au nucléaire avec le devoir de développer les énergies renouvelables donc en continuant à payer la contribution au service public d'électricité pour les développer.
Un seul mot d'expert pour dire qu'on peut encore développer le potentiel hydraulique, mais rien sur l'hydrolienne (qui est non intermittente) rien sur la méthanisation (dans les fermes de 1000 vaches que je désapprouve, ou les zones agricoles), rien sur la bioélectricité (mise en évidence dès 1910, très performante et peu chère ), rien sur la cellule de Graetzel (européenne, facile à faire pour un bricoleur, et peu chère car utilisant des matériaux à bas prix) d'un coût dérisoire face au photovoltaïque au silicium ( hyper-polluant pour sa fabrication et d'une durée de vie faible), rien sur le chauffe eau solaire qui a un rendement de 40% , contre 10% au photovoltaïque (mieux vaut investir 200 Euros dans un tel panneau qui chauffera 300 litres d'eau gratuitement, que 20000 euros dans du photovoltaïque qui produira le courant nécessaire pour chauffer le ballon d'eau chaude. J'exagère à peine ! ). Le géothermique a été à peine cité ! Le moteur stirling qui fonctionne avec une source chaude (le soleil) et une froide ( de l'eau) a été omis!
Et je ne parle pas des multiples inventions utilisant intelligemment la gravité, le magnétisme, les hautes fréquences et l'hydrogène (que l'on sait obtenir par électrolyse quasi gratuite).
Commentaire fréquent: «Si ça marchait ça se développerait et y'en aurait partout».

Justement non ! En fait personne n'en veut!
NI Le lobby de l'énergie car il perdrait sa rente!

NI L'état qui sans facturation perd la TVA, perd l'impôt sur les sociétés, perd son dividende s'il est actionnaire;

NI Les communes, départements et régions, car ils perdent les taxes sur les produits et services quand il n'y a pas de facturation

SEULS les clients seraient heureux de payer moins cher le produit ou le service, moins de taxes, et d'avoir plus de pouvoir d'achat !

Pourquoi croyez vous que l'on interdise de rouler au colza dans un diésel? Parce que ce produit échappe à la TIPP, ce n'est pas un produit pétrolier. D'accord il n'y a pas assez de Colza mais j'illustre le principe de refus de l'Etat. On empêche de rouler au Colza ( 0,60 Euro le litre) pour manque à gagner de l'Etat (qui se fout de l'absence de pollution et de la santé économique des entreprises ) et on oblige à rouler au gas oil polluant ( avec la TIPP qui rentre) ce qui justifie ainsi l'écotaxe.


LA DEMOCRATIE SELON NOS DIRIGEANTS C'EST SOUMETTRE LES INDIVIDUS AU PROFIT D' UN SYST7ME D'ORGANISATION DEBILE , ALORS QU'IL FAUDRAIT AU CONTRAIRE ORIENTER CETTE ORGANISATION AU PROFIT DES INDIVIDUS !

dimanche 17 mai 2015

CATA DU PAPY BOOM: Rien de prévu par nos gourous !

Quelquefois on ne peut plus maintenir à domicile une personne très âgée et si un problème de handicap (accidentel) vous empêche de la prendre chez vous, vous vivez une double galère:
Faire comprendre à la personne qu'il vous est impossible de l'accueillir, et d'autre part trouver une solution !
Le temps vous est compté car vous ne disposez que de la durée de convalescence (ou de rééducation dans un établissement spécialisé ) où les patients sont à peu près bien encadrés.
La psychologie du parent âgé évolue progressivement vers l'attitude d'un enfant de plus en plus jeune avec égocentrisme en progression constante, retour de gourmandise, mauvaise foi, caprices, exigences appuyées par un jeu de comédie etc... Tout convergeant vers la satisfaction de ses désirs au point de faire une abstraction totale de l'indépendance des autres (généralement les enfants qui l'hébergent).
En voulant créer une bonne ambiance pour les anciens on en arrive très vite à une vie d'esclave qui peut mettre votre couple en péril car il ne vous reste plus le moindre temps de vie à deux ( votre santé tant physique que mentale peut aussi en prendre un coup) . Comme un enfant en effet, la personne âgée n'a plus la moindre notion des efforts qu'elle vous demande, quelquefois elle s'en moque, et elle positionne la barre de plus en plus haut, sorte de test permanent pour voir à quel moment vous direz «Stop» !
Face à votre mère vous êtes désarmé(e) car vous culpabilisez à l'idée de dire «non» et l'escalade commence. D'un autre côté vous savez parfaitement que vous ne tiendrez pas longtemps à ce régime et il faut songer au placement même si cela vous déchire le coeur !
Précisément une intervention chirurgicale peut être l'occasion, car elle signifie hospitalisation puis rééducation donc abandon du domicile ou de votre propre logement pour une durée significative.
Malgré une inaptitude certaine votre parente va commencer par vous dire «ça va aller. je vais revenir chez toi, tu m'aideras, mais pas question de maison de retraite». Au bout d'un moment, malgré des efforts, malgré le déambulateur, la dépendance devient évidente et vous pouvez alors souffler à votre mère qu'elle serait bien en famille d'accueil. Mais quand l'idée a fait son chemin la galère administrative commence, d'autant qu'il faut quitter le centre de rééducation et passer en accueil temporaire en maison de retraite ( 3 mois par année civile au maximum dans le Finistère), en attendant la solution miracle !
Ma femme et moi avons eu la chance de trouver rapidement cet accueil, en plus dans une maison à bonne réputation ! On se dit alors que l'on aura le temps de trouver «la» bonne famille d'accueil, pas trop loin de chez soi, et qu'à défaut, si la maison de retraite convient , on peut aussi prévoir une inscription sur la liste d'attente.

La France est un drôle de pays car les structures d'accueil manquent cruellement, et celles qui existent sont prises d'assaut puisque les enfants du Baby boom sont maintenant en retraite! Evidemment le réflexe est de s'inscrire partout pour avoir une place mais pour donner une idée de la pression, une maison de retraite neuve de 86 lits ( près de chez nous) a une liste d'attente de 200 personnes ! Comme une place ne se libère qu'au décès d'un des pensionnaires vous imaginez le temps nécessaire pour faire ne serait-ce qu'une rotation complète !
Résultat la détresse de nombreuses familles totalement désemparées ne pouvant ni accueillir la personne faute d'équipements médicaux ou même d'agencements appropriés, ni même se libérer en temps ( pas question de quitter le travail, si on en a un, car alors on ne peut plus manger soi même). Et à moins d'une capacité financière importante on ne peut pas payer une personne d'assistance de nuit en plus d'aides ménagères en journée !

Mais même pour l'accueil temporaire, où la rotation est relativement rapide ( règle des 3 mois de séjour ), il y a de la demande, et quand l'opportunité se présente on la saisit aussitôt !
Mais voilà que dès le premier jour les choses se gâtent ! Pour la sécurité de la personne âgée, tout comme pour son confort, une seule idée vous obsède: la sortir de là au plus vite, tant les conditions sont exécrables !

Les lieux d'abord:
Si le Hall d'accueil est vaste, éclairé par de grandes baies vitrées, avec des couloirs de distribution larges (presque 3 mètres) vers la Salle de restaurant et d'animation, vers les locaux techniques et quelques chambres, le tout avec de la peinture blanche..... Désillusion avec les étages, aux couloirs étroits, peints en gris anthracite, presque noir ! Certes on ne sort de ces établissements que pour aller au cimetière, mais quand même, ce n'est pas une raison de rappeler en permanence aux pensionnaires que leur heure est proche, par ce décor lugubre!
Quant à la chambre: une fenêtre minuscule, des murs totalement passés dont on ne sait s'ils sont gris clair dégradé ou blanc ayant jauni vers un beige sale avec le temps.... Le coin toilette est muni d'un minuscule lavabo; taille lave mains, sans la moindre tablette ni le moindre rebord pour poser ,savon dentifrice, verre à dents et autres objets !!!
Seule concession à la modernité une prise antenne télé près de la porte d'entrée avec une prise secteur pour le récepteur, et l'interrupteur de commande du plafonnier à côté. Rien d'autre, même pas la moindre prise pour une lampe de chevet, en revanche il y a la fameuse sonnette pour appeler le personnel !
On se pose des questions sur les choix du concepteur de cet établissement construit au milieu des années 90, ce n'est pas si vieux quand même !
Ce sont des personnes plus ou moins valides qui viennent là ! S'il leur prend l'envie de lire le soir il faut sonner pour demander de la lumière, puis sonner de nouveau pour la faire éteindre, car pas question que la personne âgée se lève pour éteindre elle même puisqu'alors elle se trouverait dans le noir avec son déambulateur (risque énorme de chute). Pas question de brancher une rallonge sur la prise du récepteur télé pour un chevet , car le fil en travers de la pièce deviendrait un véritable piège accrochant les pieds aléatoirement, avec une fois encore un risque de chute. Alors il faut sonner!

Cela me conduit à décrire les conditions d'accueil
Mais hélas, le personnel en sous-effectif réagit très lentement ou oublie qu'une demi-heure avant vous avez sonné ! Cela l'énerve d'être dérangé car tout est prévu pour un travail minimum. La personne qui sonne se fait enguirlander puis à la longue finit par céder et ne dérange plus.
Même pour les médicaments, les posologies ne sont pas respectées et que vous ayez des étalements prévus ou pas par votre médecin, les infirmières ou aide-soignantes vous donnent tout en une seule fois quand cela les arrange. Inutile de leur en faire la remarque la réponse est invariable «ici c'est comme ça». Inévitablement cela perturbe l'organisme de prendre une dose massive ou lieu d'étaler ou bien de devoir prendre ensemble des médicaments prescrits en prise séparée parce qu'ils sont plus ou moins incompatibles en prise simultanée. Les plaintes des patients n'étant pas entendues, comme en plus il n'y a aucun médecin sur place, on n'est pas à l'abri d'accidents.
Pour les petites anomalies physiques le déroulement des faits est identique et certains symptômes négligés peuvent se traduire par des tragédies. Ce laxisme que je qualifie d'irresponsabilité ( les infirmières sont quand même formées un minimum pour voir les anomalies) est inadmissible en un tel lieu !
D'autant plus inadmissible que chacun de ces établissements accueille grosso modo un tiers de pensionnaires victimes de la maladie d'Alzheimer qui sont incapables de formuler d'éventuels problèmes les concernant . Le personnel compétent ne faisant pas son travail de transmission aux médecins on peut craindre le pire !

J'extrapole sans doute mais je suis persuadé que les dysfonctionnements viennent précisément du mélange des personnes saines d'esprit et des autres. Le personnel de l'établissement gère les personnes Alzheimer de façon autoritaire car il n'y a pas d'autre moyen, surtout à un stade avancé de la maladie. Cet autoritarisme a, selon moi, peu à peu fait tache d'huile pour devenir la norme vis à vis des pensionnaires sains d'esprit, surtout avec l'évolution de ces derniers vers un comportement d'enfant.
Le souci premier du personnel est donc devenu la simplification de son propre travail, quitte à brimer et brider les pensionnaires par de plus en plus d'autorité et de contraintes, alors qu'en théorie et sur la charte de chaque établissement le bien-être et le confort des résidents sont décrits comme l'objectif principal !
Les visiteurs qui sont toujours bien accueillis croient leurs parents bien traités alors qu'en fait c'est l'inverse, et les intéressés se taisent pour éviter des brimades ou mauvais traitements ou engueulades à répétition !

Je comprends parfaitement que travailler une journée complète aux petits soins des personnes difficiles, capricieuses, qui sonnent à tout bout de champ peut être mentalement stressant quand en plus il faut les déplacer en fauteuil à chaque repas en commun, pour la lecture du journal, pour le goûter, le repas du soir, passer en plus pour les soins ou la toilette, voire l'habillage, et le changement des couches aux incontinenets.
C'est un métier très prenant et très difficile à vivre . Mais alors, que les recruteurs sélectionnent des candidats très calmes et patients, et non des gens version «soupe au lait» qui sont très rapidement agressifs ou violents en paroles !

Un exemple de simplification du travail:
incontinent ou pas vous ne pouvez pas vous opposer à la pose d'une couche. Ma belle-mère qui n'est pas incontinente préfère qu'on l'aide à se déplacer aux toilettes car elle ne veut pas se soulager dans sa couche, or elle se fait réprimander quand elle sonne pour qu'on lui approche le déambulateur du lit et qu'on la rassure par une présence ( après x chutes et les deux fémurs réparés, elle a une peur irrépressible de tomber de nouveau, cette appréhension ne pourra disparaître qu'avec de la patience et beaucoup d'exercice) «On n'est pas là pour ça, vous n'avez qu'à uriner dans votre couche !».

Conclusion:
au lieu d'aider les personnes à reprendre confiance en elles, et à devenir de plus en plus autonomes (ce qui dans ce cas soulagerait le personnel qui interviendrait moins), on met en place des protocoles qui créent ou augmentent la dépendance chez ceux qui pourraient se débrouiller seuls !

Les parents s'ingénient à apprendre aux jeunes enfants à gérer leurs envies et à faire leurs besoins de façon indépendante, l'apprentissage étant parfois long ! Brusquement à l'âge de la retraite on les oblige à faire l'inverse, à ne plus se retenir, et tout cela pour simplifier le travail du personnel. Il y a de quoi être déstabilisé ! Et justement à un âge avancé on a besoin de repères solides auxquels se raccrocher, surtout après le départ du domicile de toute une vie, et la perte du contact des voisins et des proches !

Après les lieux et les conditions d'accueil, l'ambiance:
Malheureusement, ce rassemblement est davantage un moins qu'un plus !
Bien que préférant lire elle-même son, journal, ma belle-mère a accepté qu'on conduise son fauteuil en salle d'activité pour la lecture du journal. Cette première expérience fut aussi la dernière. On y retrouve en effet tous ceux qui ne peuvent s'opposer à ce déplacement, ils n'écoutent rien, dorment la tête en arrière, la bouche ouverte, ou restent vautrés sur le fauteuil, d'autres sont penchés de côté, le regard fixe, personne ne parle ni ne répond aux questions de la lectrice sur un éventuel souhait de lecture d'article ou de sujet traité ..... Tous subissent !
C'est totalement déprimant !
Lors des repas, on vous laisse dans votre fauteuil roulant même si vous pouvez vous déplacer... Au lieu de précisément faire faire un peu d'exercice avec déambulateur ce qui serait précieux pour les opérés. D'autant qu'avec l'ascenseur aidant on ne se déplace que sur du plat ! Et puis on est quand même mieux pour déjeuner, assis sur une chaise que dans un fauteuil roulant ! Encore une action qui empêche les personnes de récupérer de l'autonomie et les rend de plus en plus dépendantes!
Si je vous dis qu'une partie des pensionnaires ne pouvant s'alimenter seuls on les nourrit au biberon, que d'autres, ne mangent rien, tandis que certains se goinfrent, mangeant même avec les mains, n'adressant la parole à personne, et que les rares qui parlent ne le font que du fait de leur ancienneté dans les lieux et restent entre eux, et surtout ne parlent pas aux nouveaux !
Tout cela est de nature à donner le cafard !
En guise d'apothéose, après le déjeuner on reconduit les pensionnaires à leur chambre mais on les laisse dans le couloir, comme pour un simulacre de sortie en extérieur: Ils se font face dans le couloir, la plupart assoupis, dans la même attitude que le matin lors de la lecture du journal. C'est si déprimant de les voir ( et je ne vous parle pas des odeurs ) que ma belle mère préfère rester dans sa chambre au lieu de faire un peu de marche avec son déambulateur car de surcroît l'étroitesse du couloir rend difficile la progression en déambulateur entre les fauteuils.
Elle finit par sortir au moment du goûter auquel elle ne participe pas, ne buvant pas de café ni ne mangeant de gâteaux ( du moins si près du repas de midi).

Pour le cas personnel de ma belle-mère qui prend le matin du thé vert, elle a demandé qu'on lui serve de l'eau chaude seulement, en proposant d'utiliser ses propres sachets de thé vert. Refus du personnel, «c'est comme ça!» lui dit-on, «vous prenez ce qu'on vous donne».
Dans la semaine elle a voulu mettre un pull vieux rose pour changer de son pull bleu marine. Refus du personnel qui a décrété que son pull marine n'était pas sale et qu'elle n'avait qu'à le garder. Ma belle mère étant de petite taille ne pouvait pas se saisir elle même de ce pull se trouvant sur la plus haute étagère de son armoire, donc hors de portée pour elle.
Elle a demandé un shampooing et la personne de service lui a dit oui je vais venir... Mais n'est jamais venue? Du coup c'est ma femme qui lui a fait un shampooing (en moins de 5 minutes car elle a des cheveux courts).

S'ils s'agit de coïncidences elles sont fâcheuses mais il y en a beaucoup! Pas le droit aux petits plaisirs quotidiens, pas de thé vert, pas le droit de changer de pull, pas de médicaments selon la posologie prescrite ( parfois suppression arbitraire d'un médicament... Par un non médecin !), personne pour vous faire un shampooing quand la tête vous gratte ou que les cheveux deviennent gras, engueulade quand vous demandez de lire un peu le soir ou alors on vient vous éteindre la lumière à 22 h quand vous sonnez à 21h. Le déambulateur posé volontairement loin du lit pour vous empêcher d'aller aux toilettes et vous obliger à uriner dans votre couche (très inconfortable de rester ainsi «humide» toute la nuit !)
J'ai du mal à comprendre comment l'établissement peut prétendre respecter la charte rédigée par ses soins et dont le but est avant tout le bien être et l'intérêt des pensionnaires !

A cela s'ajoute l'incohérence bien française dans la gestion.
Tout est planifié encore une fois pour simplifier le travail et limiter les frais... Qu'on vous dit !
Alors on nettoie les couloirs avec force javel, on met au sale le linge de nuit chaque matin. On demande aux pensionnaires d'avoir 12 gants de toilette car ils sont mis au sale chaque jour (sauf le week end ?) ..
Vous ne me ferez jamais croire que des personnes valides faisant leur toilette changent de gant tous les jours pour juste se débarbouiller le visage et le buste ! Bien rincé après chaque usage, le gant peut être réutilisé au moins deux à trois fois. Je veux bien admettre que le deuxième gant utilisé pour la toilette du bas , surtout avec une personne incontinente, on le change quotidiennement. Mais les deux gants c'est une idiotie; même chose pour la serviette d'essuyage. Celle du haut peut bien faire deux ou trois jours !
Entre le linge de nuit et les gants et serviettes une gestion rigoureuse permettrait d'économiser beaucoup sur le poste blanchisserie :
Et le gaspillage de couches! On pourrait tout de même considérer que les personnes non incontinentes n'ont pas besoin de couches, cela ferait un économie significative en couches et en heures de travail pour les poser!
Tout cela cumulé fait beaucoup d'argent sur une année et je considère que c'est actuellement du gaspillage !
Parallèlement à cela on laisse les gens toute la journée avec leurs couches souillées (la plupart) d'où les odeurs évoquées plus haut dans le texte !
Nettoyer le sol et le linge oui, mais ce serait mieux de laver les gens non ?
Et on peut légitimement se demander s'il ne serait pas plus sain et plus humain de faire prendre une douche par semaine à tout ce monde là (ou même deux par semaine) au lieu d'une tous les 15 jours !
Car les économies d'heures sur la pose de couches aux personnes qui n'en ont pas besoin et les économies en blanchisserie permettraient sans doute d'employer une personne de plus en améliorant les conditions de travail de tout le personnel et dans la ligne de l'objectif de bien-être et d'intérêt des retraités.

C'est la crise et on se fout de créer des emplois, on préfère gaspiller de l'argent pour des tâches inutiles, on se fout encore plus des retraités et de leur état. Ce qui compte c'est que le travail décrété par un sombre technocrate soit exécuté !

La solution de la famille d »'accueil est bien plus conviviale pour les retraités ayant leur tête, mais c'est une structure trop petite car cette famille se trouve quasiment esclave de ses pensionnaires sans répit. L'idéal serait une structure plus grande (jusqu'à 16 lits ) gérée par deux familles d'accueil qui pourraient au moins souffler, prendre des vacances grâce à l'appui de la deuxième équipe de travail. Une telle structure est bien moins coûteuse en investissement par lit qu'une maison de retraite classique, mais également bien plus efficace en terme de confort des pensionnaires, et surtout d'un coût de fonctionnement inférieur de 30 à 40% à ce que l'on connait aujourd'hui dans les Ehpad..
Il y a là un gisement considérable d'emplois et d'économies budgétaires, et à l'époque du papy boom nos politiques ne prévoient rien ( comme d'hab ! ).
Cela dit il est évident que les maisons actuelles serviront uniquement aux malades d'Alzheimer, mais avec encore plus de personnel pour éviter le désastreux régime actuel, du moins tant que les mesures d'éradication seront refusées par le lobby pharmaceutique (avec exécution par les pantins politiques qui se soumettent)..

Ne nous leurrons pas, nous passerons quasiment tous par là, alors autant prendre les devants et inciter à des créations privées puisque nos dirigeant n'excellent que dans la nullité des choix et de la gestion !