EPILOGUE ajouté le 21 Septembre 2026: voir en fin d'article *
Je dirais presque qu’ il manque la lettre N après le A. Car ce
qui est présenté de façon flatteuse comme une intelligence est
très loin de cela, presque un âne !
Je l’ai vécu en voulant sauver de la casse un
Compaq pentium 4-524 doté de 2 Go de Ram. Fonctionnant sous Windows
XP, il ne pouvait plus accéder à internet et en particulier à des
sites comme Orange ou ceux des administrations : ce qu’on
appelle l’obsolescence logicielle, et j’ajoute programmée car
sous prétexte d’évolution, tous veulent absolument que l’on
consomme et jette des appareils en état de marche pour acheter du
« dernier cri ». Inutile de dire que l’utilisateur
moyen qui se moque de la rapidité de son appareil et veut juste
pouvoir communiquer, travailler un peu, et consulter internet en cas
de besoin (en particulier les administrations françaises :
santé, fisc etc ...), n’a pas besoin du dernier système sorti et
vendu un prix fou !
C’est en voulant éviter ce gaspillage que j’ai
trouvé comment donner une deuxième vie à ce matériel :
passer sous LINUX.
Voulant tout faire moi-même et éviter ainsi des
frais je me suis dit pourquoi ne pas suivre les conseils d’une IA
comme Gemini de Google ? Des tests précédents auprès de Chat
GPT, Yiaho, et Mistral m’avaient permis de tester les limites de
ces trucs en posant les mêmes questions … Pour obtenir des
réponses différentes, incomplètes et partiales. Donc j’étais un
peu refroidi, mais s’agissant d’informatique, de questions
précises, et surtout de mode d’emploi des logiciels et des
protocoles dédiés, je me suis dit que normalement ça pourrait
fonctionner.
Vu la Ram de l’appareil on m’a aiguillé vers
plusieurs systèmes Linux légers et j’ai retenu Debian 12.15.0
qui est un des plus diffusés (le premier étant Ubuntu). Debian
n’occupe que 400 Mo de Ram (cela dit Windows XP n’occupe que 250
Mo) mais il est moderne, remis à jour sans cesse, donc pas
d’obsolescence à craindre et il est totalement gratuit ce qui est
appréciable ! Etant novice dans ce genre de manipulation des
ordis (ce n’est pas le quotidien d’un utilisateur de base), j’ai
consulté Gemini.
Premier accroc : l’IA me dit :
avec ce vieux processeur à coeur unique, mieux vaut le ménager et
télécharger la version Debian 32 bits. J’ai noté cela car tout
était argumenté et clair. Après avoir copié toute la procédure
de chargement sur clé USB à l’aide du logiciel Rufus et posé le
jour dit la question de comment trouver la version 32 bit pour mon
compaq, l’IA me dit surtout pas cette version car le Pentium 4 -524
est un processeur 64 bits et la version 32 bits (peu utilisée) va
provoquer des dysfonctionnements, il faut télécharger la version
AMD 64. 32 bits ou 64 bits c’est quand même différent et avec la
référence complète de l’appareil, l’IA n’avait pas le droit
de se tromper !
Heureusement je n’avais rien fait. Quelques
questions de contrôles plus tard je prépare la clé USB pour
procéder à l’installation du système version AMD 64.
Particularité : l’IA avait insisté pour une installation en
ligne, la clé intégrant le système mais tous les fichiers
nécessaires et les logiciels annexes arrivant ensuite via la box.
L’argument était que la version totale sur la clé pouvait dater
alors que l’installation en direct évitait ensuite de nombreuses
mises à jour. J’ai donc suivi le conseil !
Deuxième accroc : on me conseille de
choisir installation graphique, plus facile à suivre et à appliquer
que les autres installations ( classique, mode console, voix
synthétique) et d’éviter le bureau Gnome pour choisir LXDE ou
MATE. Je n’ai compris qu’après que c’était une bêtise
(aberrant pour une IA). En effet sachant que Debian c’est 400 Mo,
firefox quasi autant, qu’il y a tous les fichiers de traitement
audio et vidéo qui arrivent successivement, plus tous ceux que l’on
ne voit pas (1399 fichiers en tout), et surtout que l’installation
en mode graphique occupe 780Mo de mémoire et que le bureau MATE
consomme 800 Mo… On n’est déjà au-delà des 2 Go officiels qui
en réalité se limitent à 1,87 Go indiqués par l’ordi.
Evidemment ça a planté ! Ayant les données matérielles
c’était totalement imbécile de la part de l’IA de conseiller
l’installation graphique et le bureau MATE. Le plus fort c’est
que suite à cela l’IA m’a gentiment expliqué pourquoi ça avait
foiré… En me disant que vu la RAM c’était logique… Alors
pourquoi le conseiller ? « Mais nous allons remédier à
cela avec l’installation en mode console qui ne prend
quasiment pas de place et en faisant un choix « intelligent»
(non je n’invente pas) qui consiste à passer au bureau LXDE ».
Troisième accroc : Et c’est reparti
pour un tour ! Je dois dire que chaque nouvelle installation
supposait l’effacement préalable de l’installation précédente
pour éviter une réécriture de fichiers sur d’anciens fichiers et
donc un tas de problèmes potentiels. Comme je voulais garder Windows
XP (les deux systèmes ne sont jamais ensemble dans la RAM et sont
sur le disque dur, on choisit à l’allumage celui que l’on veut),
il fallait être très vigilant sur la partition du disque dur et je
faisais attention à bien réserver 160 Go pour Windows et 85 Go sur
les 90 restants pour Debian, avec par précaution 5 Go de SWAP
(partie du disque utilisée en cas de besoin par l’ordi lorsque la
Ram arrive à saturation. Sauf que si ça empêche de planter, c’est
ultra lent parce que le disque mécanique est bien moins rapide que
la Ram ou qu’un disque SSD). Donc je démarre sur les conseil de
l’IA en mode console qui prend très peu de mémoire mais cela
va très vite et on ne peut jamais revenir en arrière en cas
d’erreur. Deux points sont cruciaux : d’abord le fait de
travailler uniquement au clavier (en tapant le numéro de ligne du
choix proposé), car la souris n’est pas active et d’autre part
en faisant la conversion nécessaire car le mode console est en
QWERTY et pas en AZERTY tant qu’on n’a pas programmé le pays, la
langue, et le clavier (car il y a plusieurs types de claviers AZERTY
ce que j’ignorais avant). Pour gagner du temps il fallait bloquer
en tapant sur la touche « ? », mais en cas
d’erreur de frappe le mode console avance au bout d’un délai
assez court et considère que vous avez fait un choix par défaut.
Comme dans le clavier QWERTY le M descend de sa place de 2ème ligne
pour se mettre sur la 3ème ligne à côté du N et que le point
d’interrogation se trouve sur la 3ème touche à sa droite du M en
actionnant Maj, une erreur est vite arrivée ! Ce fut le cas .
L’autre problème du mode console est que l’affichage des choix
ne commence pas à la ligne 1 et en ce qui me concerne je devais
choisir la ligne 30 pour français (il y a au moins 90 langues )
alors que mon écran commençait à la ligne 45. Infernal !
J’ai renoncé, effacé tout de nouveau, et noté ce qu’il fallait
taper à chaque choix proposé. En fait il fallait proposer le mode
classique car là pas de minuteur tant qu’on n’a pas cliqué ça
ne bouge pas on peut alors prendre le temps de lire et de comprendre
les choix.
Troisième accroc : l’IA me dit
cette fois ça va marcher on va reprendre le mode console : vous
allez comme les fois précédentes laisser vide le mot de passe super
utilisateur (ou root), ce qui fait automatiquement passer les droits
d’administrateur sur l’utilisateur avec son seul mot de passe.
C’est plus pratique pour la gestion de logiciels nouveaux et
d’applications à installer. Quant au bureau vous allez choisir
uniquement le dernier choix : celui des utilitaires
indispensables. Tout va se charger hyper vite et je vous donnerai
ensuite les quelques instructions simples en langage BASH pour
installer le nouveau bureau. Effectivement au lieu de 1399 fichiers à
installer il n’y en a eu que 122, effectivement c’est allé
« vite », enfin vite par rapport aux installations
précédentes c’est à dire 5 heures au lieu de plus de 12 heures !
J’étais content du résultat mais j’ai remis au lendemain la
finalisation en mode console pour revenir à l’écran normal. Hélas
les instructions de l’IA n’ont pas pu opérer car le mot de passe
était rejeté : que je laisse case vide, ou que je tape le
passe utilisateur le système refusait, s’en est suivi une série
de manœuvres pour « ruser, et contourner le rejet du
système », mais en pure perte. L’ordi étant inutilisable en
mode console au quotidien j’ai décidé de tout effacer et de
recommencer autrement. Et un mauvais conseil de plus !
Quatrième accroc : vraiment en colère
j’ai positivement engueulé l’IA pour m’avoir si mal aiguillé
alors que toutes les données sur le matériel avaient été
indiquées…. Mais non prises en compte. M’avoir conseillé de ne
pas mettre de passe Root alors que le système Debian en demande un
et que sans ce mot de passe il bloque toute tentative de modification
importante. Tout cela l’IA ne pouvait pas l’ignore et d’ailleurs
dans sa réponse les erreurs ont été reconnues ! Mais j’avais
passé je ne sais combien d’heures étalées sur plus de 4 jours.
Et je zappe l’installation réussie (la deuxième ou troisième je
crois) mais qui rejetait mon mot de passe sur l’écran d’accueil
et là encore les fumeuses solutions de l’IA m’ont fait perdre un
temps fou sans solution au bout. Une installation a planté au niveau
de 94 % des logiciels installés après plus de 10 heures de
temps. Devoir encore recommencer après plus de 10 heures est
frustrant, mais j’ai continué ! Finalement l’IA m’a dit
qu’effectivement il fallait mettre un mot de passe Root, mais quand
même choisir un bureau ultra léger le LXQT. Et je passe tous les
conseils idiots ou erronés qui m’ont fait perdre du temps, pour
une des installations c’était si lent que vers minuit je suis allé
dormir en laissant le compaq en marche toute la nuit, et le matin,
voir encore un blocage au-delà de 90 % avec le compaq qui
tournait en boucle sur les mêmes fichiers (vérification des faits
en mode console) a été une déception de plus !
Enfin : Tout vient à point à qui
sait attendre ! La Solution est venue avec l’installation en
mode classique (écrit), le choix des mots de passe administrateur
demandé, et le bureau LXQT. Non sans mal car à 96 %
d’installation des logiciels l’ordi s’est bloqué. Cette fois
l’IA a été de bon conseil (il était temps!) en me faisant
afficher le programme d’installation puis cliquer sur
l’installation du programme suivant (le dernier de la liste), soit
le démarrage Grub, mais en négligeant les 4 % manquants.
Argument : la totalité du système et des logiciels étant en
place les 4 % ne représentent que quelques bricoles que l’on
pourra télécharger ensuite. Grub est très important dans la mesure
où à l’allumage de la machine il propose de choisir le système
de travail, soit Windows XP, soit Debian. Il faut choisir rapidement
sinon par défaut c’est Debian qui se charge dans la Ram. Ensuite
il restait à vérifier en mode console si tous les fichiers étaient
téléchargés et le système s’auto analysant a noté en vert les
quelques fichiers absents qu’il a donc installés. Ouf, mais quand
même une bonne semaine à ramer !
Ensuite, pour la touche finale, il a fallu
protéger la mémoire vive en empêchant firefox de travailler comme
sur un ordi puissant : d’abord en bloquant la pub avec Ublock
origin, puis en lui demandant de ne pas mémoriser les onglets
visités sur internet, puis en restreignant les vidéos et la
musique. De la même façon pour éviter de devoir charger un portail
de fournisseur de mail comme Orange, Gmail ou d’autres (alourdis
par un tas de pubs et de fichiers inutiles) il a fallu prendre un
« client de messagerie », c’est à dire un programme (
ici Thunderbird) qui va sur le site de l’adresse mail chercher les
messages reçus, et qui vous permet d’envoyer vos messages au site
qui ensuite les transmet au destinataire. Au lieu de charges
plusieurs centaines de Mo dans la Ram, vous en utilisez bien moins
que 100Mo. L’ordi est maintenant prêt à fonctionner comme avant,
sans être bridé pour internet…. Jusqu’à ce que le matériel
lâche… Le plus tard possible espérons-le.
MORALE DE L’HISTOIRE
I.A. mon œil ! Il s’agit en fait d’une
compilation ciblée d’informations ou C.C.I..
En gros, Google analyse votre question et cherche dans sa banque
mondiale de données tout ce qui s’en rapproche et tente une
synthèse des réponses trouvées. Remarquez que si vous lisez ce que
dit l’assistant IA Gemini, à doite de l’écran vous avez
l’affichage des références utilisées. Comme Gemini est programmé
pour converser avec vous, tout semble clair et argumenté mais en
réalité Gemini ne réfléchit pas, ne tient pas compte de vos
données, et répond juste à la question sans chercher à l’adapter
à votre contexte très personnel. On ne peut donc pas parler
d’intelligence !Si vous posez une question de droit, les
textes français sont affichés et il ne peut pas y avoir beaucoup
d’erreurs, malgré tout ça ne coûte rien de consulter le site
légifrance ou le site .gouv pour recouper les infos reçues, vous
avez aussi des sites d’avocats. Normalement en matière
d’informatique si la question porte sur un mode d’emploi ou des
petites modifications de fonctionnement de votre ordi, pas de
problème, mais si vous avez quelque chose d’ardu et des conditions
à respecter comme dans mon cas alors là méfiance. J’ai parlé de
quatre accrocs mais il y a eu bien d’autres bévues de Gemini !
Heureusement, méfiant sur la fin, je préférais poser plein de
questions et souvent la réponse était « vous avez raison mais
alors faites ceci ….. ».
Cela dit il est un peu normal qu’il y ait plein
d’erreurs car la banque de données est la totalité de ce qui
circule sur internet. Comme il y a au moins la moitié des choses qui
sont soit un peu biaisées soit totalement fausses, il n’est pas
étonnant que les études annoncent 30 % de réponses nulles.
Malgré tout c’est un bon outil qui fait gagner du temps sur les
recherches. Dans une requête classique sur google vous étiez face
à des sites incapables de vous répondre correctement, d’autant
que google met en première page les sites qui soignent leur
référencement et ceux qui sont de gros clients de pub mais pas du
tout les sites aux réponses pertinentes. Avec Gémini au moins on
est de suite dans le vif du sujet. A mon avis cela ne durera pas trop
car les annonceurs classiques vont faire la gueule si tous les
internautes cliquent à 90 % sur Gemini au lieu de choisir leur
site à eux et Google devra réagir pour ne pas perdre de recettes de
Pub.
Malgré tout il y a des vices dans un assistant IA
( Gemini ou les autres). Souvent quand l’occasion se présente, on
vous parle de produits, de logiciels ou autres qu’il vaut mieux
acheter ou choisir. Il peut très bien s’agir de publicité cachée
et c’est de nature à fausser la concurrence sur le marché,
l’assistant quitte alors son rôle et devient influenceur !
L’autre vice caché est le fait que ces
« assistants » sont programmés pour détourner les
questions gênantes et répondre ce que le concepteur veut répandre
comme idée. Il faut donc prendre tout ce qui concerne l’information,
la politique et même l’histoire, avec des pincettes. Même en
matière scientifique où en principe la rigueur est la règle, vous
avez des faits avérés, parfois inexpliqués, que la science rejette
uniquement parce que cela ne correspond pas à la théorie du moment…
Tout un pan de la connaissance peut ainsi être mis hors jeu et ce
n’est pas de nature à faire progresser la recherche donc
l’humanité !
Gemini et les autres sont malgré tout un gain de
temps si on les utilise comme un « super-Google » mais
au-delà attention, il est imprudent de faire trop confiance !
*Epilogue de mon aventure le 21 Septembre 2026 car ce
que je croyais fini (voir paragraphe la touche finale)
ne l’était pas du tout ! Firefox était toujours hyper-lent
malgré les modifications d’allègement. Gemini m’avait presque
persuadé de remplacer firefox par palemoon mais ça n’a pas
marché, là encore malgré plein de « trucs » proposés,
le compaq l’avait bien chargé mais refusait de l’exécuter. A
un moment j’ai pensé que la RAM avait été réduite ( partie
endommagée??) mais non ! Et j’ai fini par poser la « question
qui tue » : si je comprends bien
ce n’est pas le navigateur qui bloque c’est Google qui est bien
trop lourd il faut donc changer de moteur de recherche ?
Ce à quoi Gémini a fini par me dire que oui….. Cela a tardé mais
Gemini est quand même une création de google !
Finalement et non sans mal,
il a fallu l’après midi pour éliminer complètement google de mon
firefox et choisir duckduckgo comme moteur de recherche par défaut.
Enfin cela fonctionne et je peux aller sur internet, même si ce
n’est pas ultra rapide et même si tous les sites ne sont pas
accessibles : en particulier ceux qui fonctionnent avec des
protocoles de sécurité que mon pentium 4 ne comprend pas ou ne peut
pas gérer. On peut donc redonner vie à un vieil appareil en le
dotant d’un système Linux
léger, d’un bureau léger, d’un navigateur allégé et d’un
moteur de recherche à la fois léger et protégeant la vie privée,
et d’un fournisseur de boîte mail (infomaniak)
fonctionnant de manière rapide et fluide grâce à Thunderbird… Et
tout cela gratuitement ! Mais pour ceux qui veulent débuter il
est possible de trouver en occasion des appareils fonctionnels, même
avec un système Windows ancien (XP, 7 ou autre) pour 100€ ou
moins, car pour les professionnels du secteur ces appareils sont
considérés totalement obsolètes et même bons pour la casse !