J’ai déjà évoqué le percement d’un canal traversant la péninsule du Moussandam, ce qui présenterait deux avantages : sortir ou entrer librement si l’Iran bloque Ormuz, et surtout naviguer en zone non hostile, protégée par la communauté internationale.
En regardant de près la topographie, j’ai constaté la présence de montagnes au milieu de la péninsule avec un point culminant au-delà de 2000m. Fort heureusement c’est la partie extrême, proche du détroit, qui est la plus élevée, et au niveau de Dibba (côté Oman) et de Ras-El-Kaïmah (côté Golfe) le passage serait moins élevé car inférieur à 400m.
Donc le chantier d’un canal à cet endroit serait très possible et pas d’un coût prohibitif…. Sous réserve des impacts environnementaux et touristiques. Car en effet pour faire passer les tankers il faut une largeur d’au moins 70 m et une profondeur d’au moins 25 m. Si au départ c’est facile à faire car en zone côtière peu élevée, cela se corse au milieu de la péninsule quand il faut percer une colline de 300 m de haut. La distance étant relativement courte ( environ 15 km de large du golfe à la mer d’Oman) la durée du chantier serait plutôt rapide et d’un coût abordable. Malgré tout il faudrait construire au moins deux ponts pour passer d’un bord du canal à l’autre au niveau des routes actuelles, celle côté Oman et celle côté Emirats.
Pour le financement la logique voudrait que ce soit une contribution planétaire, sous l’égide (ou pas) de l’ONU par exemple, avec création d’une base occupée en permanence par des casques bleus. Quant au prix de passage, il devrait être modique d’abord du fait de la traversée courte ( une heure sans doute, deux maximum selon le navire ) et surtout du fait que s’agissant d’un investissement planétaire le but est la sécurité plus que la rentabilité : il faudrait juste financer l’entretien de l’ouvrage et sa protection.
Bien entendu tout cela nécessiterait l’accord des états concernés au premier chef, Oman et les Emirats Arabes Unis, et un accord international majoritaire pour cette première au monde : construction d’un bien planétaire commun.
Les événements actuels montrent que ce canal serait parfaitement viable et empêcherait la survenue de caprices des dirigeants toxiques qui font du chantage économique planétaire et menacent de tarifer le passage d’Ormuz si on ne les laisse pas agir à leur guise en matière nucléaire et en répression intérieure. Mais les gardiens de la révolution pourraient toujours tarifer le passage d’Ormuz à leurs propres bateaux…. Histoire de voler un peu plus leur population !
Si l’humanité se mettait à faire des investissements profitables à tous, on pourrait espérer que les états respecteraient ces jalons de progrès.
L’ONU a loupé le coche en faisant des casques bleus des unités neutres, sans aucun pouvoir d’intervention, dont la présence devait suffire à stopper les combats. Il fallait donner à ces casques bleus le pouvoir d’agir, tout comme les forces de police ont le rôle d’intervenir et de lutter contre la criminalité, la délinquance. La différence devant être qu’une police s’occupe de ce qui concerne son pays et sa population, tandis que les casques bleus mandatés par l’ONU s’occuperaient d’interventions internationales, de protection des sites communs et de protection des civils.
L’homme étant ce qu’il est cette idée serait sans doute refusée par les dictatures et régimes assimilés qui considéreraient cela comme une atteinte à leur liberté d’action !
Les politiques prétendent « prévoir » en gouvernant… Peut-être que dans 50 ans ils auront compris la nécessité de créer des structures planétaires supranationales …. Mais je suis très très optimiste !
On peut toujours rêver de dirigeants plus intelligents qu’aujourd’hui, conscients de l’intérêt général de l’espèce humaine …. Mais j’ai très peur d’être totalement utopique ! Cela ne m’empêchera pas de boire un coup en regardant les cons nous envoyer dans le mur !
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