mercredi 5 août 2020

DE LA 5G..... A L'ASSERVISSEMENT PAR TOUT RESEAU !

Le gouvernement veut faire de la pédagogie et montrer la nécessité de ce réseau pour l'économie. On comprend parfaitement comment la 5 G peut simplifier la vie, par exemple pour un agriculteur dont le tracteur est en liaison directe avec un satellite qui signale exactement ce qu'il faut faire dans le travail entrepris, avec quelle intensité et éventuellement avec quelle dose de produits, et en indiquant les limites de la zone à traiter au centimètre près. Liaison directe aussi entre le tracteur et la ferme, et l'appareil gestionnaire du stock, mais aussi l'étable et la programmation d'une tâche, sans besoin de la présence directe de l'exploitant (déclenchement par ordre donné du tracteur). Tout étant connecté, la vie en est facilitée... En fait on se demande même à quoi sert l'homme si tout le travail est quasiment automatisé!

Dans l'industrie aussi les liaisons directes entre les machines et un ordinateur central, ou entre le siège et l'ouvrier dans un atelier lointain, permettent de dialoguer en temps réel et d'être toujours informé de la situation à l'instant T, ce qui autorise en même temps de programmer le déplacement des transporteurs, le chargement des produits, puis la livraison. Eventuellement de modifier une fabrication en cours pour l'adapter à une nouvelle demande du client etc...

Pour les véhicules autonomes il est indispensable que le guidage par ordinateur soit performant. Il faut donc que les autres véhicules soient eux aussi reliés de façon à ce que tous les éléments de la situation du terrain soient analysés par l'intelligence artificielle qui peut ainsi transmettre à chaque ordinateur de véhicule ce qui peut contrarier la trajectoire.... Tout devant éviter le moindre accident.

La télémédecine a également besoin de pouvoir consulter à distance et même opérer par télé-chirurgie... Mais pour faire toutes ces actions de façon simultanée il faut la 5G.

Personnellement je doute du fonctionnement sans accrocs. Selon les ingénieurs, là où la 4G passe 500 communications simultanées, la 5 G peut en passer 5000: il s'agit de communications ciblées vers un appareil connecté , et pas d'émissions à 360°. Compte tenu des exemples cités plus haut, et en particulier pour la conduite autonome (qui nécessite aussi la localisation de tous les véhicules, même les non autonomes) le seuil de 5000 liaisons simultanées sera très vite atteint.... Il faudrait alors une 5G plus qui puisse passer au moins 100000 liaisons simultanées pour qu'en plus des véhicules on puisse connecter les appareils de l'agriculture et de l'industrie, brancher tous les appareils privés, des montres et smartphones, aux frigos, chauffages, éclairages, portes d'entrée, arrosages automatiques et c... Etc... Et je ne suis pas certain que cela suffise à relier tout à tout !

La réalité actuelle des réseaux 2G, 3G, 4G est que lorsque trop de communications sont activées, le réseau coupe une partie de celles déjà entamées. C'est passablement agaçant dans une conversation téléphonique mais on peut rappeler. C'est plus gênant dans une liaison internet où il faut tout recommencer du départ. Alors imaginons le même problème dans les liaisons 5 G: quelles sont les liaisons qui seront coupées ? Celles entre les véhicules au risque de provoquer de graves accidents, celles de l'agriculture ou de l'industrie au risque de provoquer de sérieux préjudices, idem pour des défaillances des objets privés connectés, mais que dire si une communication de téléchirurgie est coupée et stoppe l'opération en plein milieu, on condamnerait alors le patient ?

La technologie oui, mais pas à l'aventure, pas au risque de vies humaines ou de gros dégâts au tissu économique, sans parler des désagréments privés si le logement connecté est défaillant. Et tout cela du fait du réseau. Je vois d'ici la grogne des usagers payant des abonnements au prix fort !

Ce qui paraît hallucinant c'est que nous avions un superbe réseau téléphonique qui a permis d'informatiser une masse de logements. Au lieu de renforcer ce point fort et de le faire évoluer vers la fibre, il a été décidé de le sacrifier, et d'ailleurs la disparition des lignes téléphoniques fixes est programmée pour bientôt... Adieu la qualité du son et la fiabilité, place à la basse qualité sonore aux coupures à répétition, et à l'imperfection du réseau sans fil !

Avec les portables, le nouveau réseau 1G puis 2G ne suffisant pas, on a investi dans le 3G avec internet en prime, puis dans un autre réseau de 4G plus performant, et maintenant dans le nouveau 5 G.... Une accumulation de réseaux qui coûte un maximum d'argent pour un résultat plus que mitigé. J'avoue que personnellement j'utilise très peu la 3G et la 4G mais il arrive malgré tout des désagréments de fonctionnement alors que l'ordinateur fixe ADSL passant par la boucle locale cuivre est quand même bien plus fiable... Pour ceux qui sont reliés par des réseaux Wimax, Ozone et autres, parce qu'il n'y a pas d'autres possibilités, de leur aveu la fiabilité n'est pas au rendez vous et les pannes très très fréquentes.

Sachant qu'aujourd'hui on peut, à partir d'une box, amplifier le système Wi-Fi, pourquoi ne pas favoriser l'utilisation du réseau local personnel amplifié pour connecter tous les objets de la maison, de l'exploitation agricole, de l'atelier d'usine... Au lieu de vouloir tout faire passer par le réseau commercial 5G ? Cela soulagerait d'autant le réseau national en place de l'opérateur considéré... Car avec 4 opérateurs ce sont 4 réseaux qui sont imposés à la population au lieu d'un seul ( la mutualisation des pylônes est inscrite dans les textes, mais ans obligation de faire, donc les opérateurs ne la pratiquent que rarement, sauf sur des supports publics), et je vous le donne en mille.... Finalement c'est toujours le client qui paie cette débauche d'équipements, et il paiera très cher ce réseau inefficace (avec en prime l'obligation de changer de smartphone.... Nécessairement hors de prix car présenté comme haut de gamme).

Une fois de plus le principe de centralisation à outrance a frappé, et nos dirigeants énarques plus tous les hauts fonctionnaires sont infectés par le virus centralisateur, couplé au virus de volonté du contrôle total, et au virus de défiance à l'égard des territoires, territoires où sévissent de dangereux «sous-dirigeants» qui ne font que des conneries. On se croirait presque en pays totalitaire et c'est vrai qu'on n'en est pas très loin en dépit des répétitions incessantes «nous sommes en démocratie, nous sommes en démocratie, nous sommes LA Démocratie...» Cette méthode Coué efficace un temps, est aujourd'hui ringarde, totalement décalée, et ne résiste d'ailleurs pas à l'épreuve des faits.

Cela dit, et je reviens aux réseaux, à un certain niveau de gigantisme le réseau devient la solution la plus chère, et c'est aussi la moins cohérente en termes de sécurité (en particulier en matière d'énergie, relativement aux risques du nucléaire par exemple). Un exemple, le gâchis de18 milliards dans l'EPR aurait pu, dans un projet d'autoproduction et d'économies d'énergies, générer l'alimentation électrique et le chauffage de 3600000 maisons individuelles. Les difficultés financières d'EDF ne sont pas étrangères au retard de l'EPR et l'Etat continue à payer et subventionner l'entreprise (à nos frais cela va de soi)!

Fin des années 60 et début 70 la création d'énormes centres informatiques en time sharing a montré ses limites (sans parler du coût prohibitif) et la micro-informatique qui a suivi a permis l'explosion populaire avec l'ordinateur pour tous. La centralisation à outrance a été vaincue sur ce point mais il reste encore plein de réseaux à libérer!

L'alimentation en eau potable à un prix très élevé, est l'un d'eux. La centralisation génère un gaspillage monstre (40% va dans les toilettes), alors que pour 120€ des machines performantes (installées dans les zones désertiques pour aider les populations) extraient l'eau de l'air en atteignant 37 litres par 24h dans un air surchauffé à 2 ou 3% d'humidité... Imaginez dans une zone tempérée à 70% d'humidité: chacun aurait son eau potable gratuite, et pourrait utiliser l'eau de pluie d'une citerne pour les autres usages. MAIS NON !

Derrière chaque idée de réseau il y a en premier lieu le lobby du réseau en question, qui refuse qu'un particulier cesse de lui payer une rente, et met en avant des coûts inutiles pour justifier sa facturation aberrante. Car en effet si chacun est autonome le réseau devient inutile, le gestionnaire ne peut plus exercer son racket, et l'Etat ne peut plus taxer la population.

En matière d'eau, sans réseau d'adduction (sauf en ville), on pourrait concentrer les efforts sur l'assainissement et le traitement des eaux usées pour éviter les rejets de particules qui passent actuellement au travers des stations d'épuration, notamment les principes actifs des médicaments, et certaines molécules dangereuses qui polluent énormément.... Mais les écologistes ont des combats «bateaux», se moquent en fait de l'environnement, et de l'aveu de certains de leurs dirigeants pensent d'abord à prendre le pouvoir, en surfant sur les idées vertes !

Derrière les réseaux il y a aussi la volonté politique de contrôler, d'où le soutien accordé aux réseaux (qui financent les campagnes politiques) donc on cherche à faire croire aux gens que le réseau est indispensable, alors que c'est faux, et n'oublions pas que le contrôle implique la possibilité de taxer... En matière électrique la mise en place des compteurs Linky permettra bientôt (le jour où les véhicules électriques seront majoritaires), de différencier l'alimentation du véhicule de celui de la maison, et par conséquent on pourra mettre en place la nouvelle taxe qui remplacera la TIPP (devenue TIPE = Taxe intérieure sur les produits énergétiques). Pour l'instant tout nouveau tout beau, les véhicules électriques bénéficient d'aides à l'achat, de privilèges de circulation dans les zones polluées (métropoles), d'une électricité moins chère que le gas oil ou l'essence.... Mais vous n'imaginez quand même pas que l'Etat va faire une croix sur les milliards que rapporte la TIPE aujourd'hui.... Il faut dès maintenant prévoir de taxer l'électricité...... Moralité, gardez vos voitures à essence ou hybrides car votre carburant sera bien moins cher à l'ère de l'auto électrique! Cela dit les voitures à hydrogène (donc à eau) ou magnétiques, déjà au point, sont boudées par les pouvoirs publics car il serait difficile de taxer le carburant eau, et les moteurs magnétiques qui, eux, sont sans carburant.

Les réseaux que l'on présente comme incontournables, indispensables sont en fait des machines à taxer, à contrôler donc à asservir les populations. Il est important, pour tout pouvoir, d' éviter que les individus jouissent d'une trop grande liberté: cela pourrait les conduire à contester ou refuser l'autorité.

Rapprochez ce système d'asservissement des individus par les réseaux, de la devise LIBERTE., etc... Et cherchez l'erreur!


mercredi 24 juin 2020

HOLD UP SUR LES MUNICIPALES : LA HONTE !

Dans un article publié le 7 Mai 2020 par Ouest France, à propos du premier tour des élections municipales, il était fait allusion aux 11 recours finistériens. La plupart émanaient de candidats ou d'électeurs pour violations des règles de campagne ou de vote, les autres étant diligentés par le Préfet, généralement pour rectifier les listes communautaires. Mais ces motifs concernaient 10 actions, la onzième étant très particulière puisque se résumant à 'une question prioritaire de constitutionnalité, ou QPC.
Une QPC , qu'est-ce que c'est? Elle peut être posée par un citoyen à l'occasion d'une procédure, pour violation des principes fondamentaux garantis par la constitution à tous les français. Elle doit évidemment être en lien avec la procédure, ne pas avoir fait l'objet d'une décision passée du Conseil Constitutionnel, et présenter un caractère nouveau et sérieux. Le juge gèle alors le fond du conflit et, s'il la juge recevable, transmet la QPC au Conseil d'Etat, lequel filtre à son tour avant transmission au Conseil Constitutionnel. Le fond du dossier n'est donc repris par le juge qu'après l'éventuelle réponse du Conseil Constitutionnel.
C'est un parcours complexe et qui peut être long, mais il faut saluer la modification de la Constitution qui permet à tout citoyen, depuis l'introduction en 2008 de l'article 61-1, d'agir seul alors qu'auparavant il fallait obtenir la signature de 60 parlementaires (procédure qui fonctionne toujours). C'est une réelle avancée démocratique! J'ose espérer que la publication sur ce Blog va aider à diffuser l'idée, en plus du recours à la Presse et à d'autres médias car il est impératif que cela change !

Le onzième recours du Finistère s'appuie sur le premier tour des municipales et conteste la constitutionnalité de l'article L 262 qui traite du déroulement des élections dans les communes de 1000 habitants et plus. Il ne s'est rien déroulé d'anormal dans l'élection contestée, mais c'est l'application de l'article L262 au pied de la lettre qui pose problème, car dans une quarantaine d'autres communes du Finistère (et, par extrapolation, de l'ordre de 4000 en France), une seule liste était candidate. Le phénomène est loin d'être marginal et est tout sauf anodin!
Pourquoi y a-t-il problème ?
Tout simplement parce que le législateur a complètement zappé la candidature d'une liste unique et a construit l'article L 262 en présupposant la présence systématique de plusieurs listes concurrentes.
En conséquence on applique à la liste unique les critères suivants prévus pour plusieurs listes en lice : Réaliser au moins 5% des exprimés pour pouvoir prétendre à la répartition des sièges, et réaliser plus de 50% des exprimés pour obtenir la moitié des sièges (les autres étant répartis à la proportionnelle). Or, ces deux conditions sont remplies avec une seule voix obtenue. Une voix étant indivisible, elle représente toujours 100% des exprimés donc remplit l'exigence des 5% et celle des plus de 50%. Quel que soit le nombre de votants les critères sont remplis. En période de corona virus on a donc fait prendre des risques sanitaires inutiles aux électeurs et aux bénévoles des bureaux de vote, puisqu'une seule voix suffisait pour élire la liste unique. Par comparaison, dans une commune de moins de 1000 habitants pour être élu au premier tour un candidat doit avoir obtenu plus de 50% des exprimés ET 25% des inscrits. La différence de traitement ( on pourrait parler de discrimination) est alors flagrante entre les communes, si pour 1000 habitants et plus la liste peut être élue avec une seule voix. Mais la solution ne consiste pas à mettre en place un critère supplémentaire en pourcentage des inscrits... Ce serait trop simple, et ne changerait rien car il y a quelque chose de pire: La constitution de 1958 fait référence à de nombreux textes internationaux proclamant des principes fondamentaux tels que la liberté d'expression à travers le vote, la liberté d'opinions politiques etc.... Il est évident que dans le mode de scrutin contesté ici, le cas précis d'une liste unique présentée dans une commune de 1000 habitants et plus, aller voter se résume à voter oui c'est à dire en faveur de la liste candidate, tout vote d'opposition étant dans les faits complètement interdit. Un vote non impossible c'est étrange en démocratie, non?
Si vous rayez des noms dans la liste votre vote est nul ce n'est donc pas un suffrage exprimé, si vous votez blanc, ce n'est pas un suffrage exprimé, et si vous vous abstenez, ce n'est pas non plus un suffrage exprimé. Il n'existe aucun moyen d'exprimer votre opposition et d'empêcher l'élection de la liste. Celle ci est donc de fait élue dès le dépôt de candidature, car la seule possibilité est le vote OUI, stratagème relevant plutôt des pays totalitaires. Permettre cela chez nous ternit passablement l'image de la France en tant que pays des droits de l'homme. Les principes de Liberté d'opinion et d'expression ne sont plus garantis et l'article L 262 doit être réécrit.
Plusieurs solutions techniques ont été proposées dans le recours, bien que cela ne soit pas la règle: mettre en place des bulletins OUI et NON en cas de liste unique, avec un système d'élection complémentaire pour les sièges revenant à l'opposition (solution innovante jamais envisagée); ou bien favoriser l'inscription de listes incomplètes (moins de candidats que le nombre de sièges à pourvoir), ce qui suppose de la part de ces listes l'éventuel renoncement à la majorité dans le conseil municipal. Des variantes, non décrites ici, sont possibles mais l'idée est de garantir à chaque électeur une liberté de choix. J'espère faire réagir en haut lieu. Il est quand même étonnant qu'aucun élu, aucun avocat, aucun média et encore moins l'exécutif, n'ait relevé cette anomalie et qu'il faille une initiative individuelle pour soulever le problème...
N'oublions pas que l'électeur n'est pas responsable du fait qu'une seule liste soit candidate. Il est légitime qu'il attende du législateur une réglementation garantissant une véritable expression démocratique pour tous. Le préfet en tant que dépositaire des candidatures pourrait très bien informer et alerter la population en temps utile pour susciter des candidatures et éviter la liste unique...
A croire que la démocratie n'intéresse finalement que très peu de monde, et que la suppression de la liberté d'expression à travers le vote ne chagrine en rien ceux qui sont bénéficiaires d'une telle élection que l'on peut qualifier de «hold up».

dimanche 14 juin 2020

VACCIN CONTRE LE CORONA, WHAT ELSE ?

 Supplément  POST SCRIPTUM ajouté le 15 Juin 2020 (voir fin d'article)
 
On veut absolument nous faire entrer cette idée dans le cerveau. Mais nul besoin d'être médecin pour observer les choses, et s'étonner de cet acharnement sur la recherche d'un vaccin. Certes tant mieux si on y parvient, mais pourquoi négliger les autres pistes?
Il est vrai que le contexte n'est pas favorable pour les alternatives car le lobby pharmaceutique veille et voit d'un très mauvais œil toute concurrence. Même un non expert se rend compte de l'envahissement de la médecine traditionnelle par les médicaments chimiques... Au point que désormais les formations médicales sont de plus en plus financées par les labos, ce qui vous le comprenez signifie «Hep! N'oubliez pas de nous renvoyer l'ascenseur après votre installation» L'idée est d'occuper le terrain pour rendre incontournable l'usage des médicaments (qui pourtant est déjà plus que majoritaire) et faire en sorte que les autres thérapies soient de moins en moins prescrites. Mais ce tout chimique n'est pas médicalement la solution universelle. On ne traite pas un accident mécanique par de la chimie... Si vous avez une fracture le chimique stoppera la douleur mais ne réduira pas la fracture! Souvent les pincements de nerfs ont des conséquences très variées mais l'ostéopathie, qui agit sur la cause, est bien plus efficace qu'un anti symptomatique qui ne traite pas le fond du problème. Inutile de parler de l'alimentation, objet de multiples déclarations, vantée pour les mérites respectifs de certains plats, mais jamais prescrite en principal remède. On trouve la plupart du temps quelques vagues conseils (surtout des interdictions) mais le principal du traitement est chimique... Je pense inutile de rappeler ce que les hôpitaux servent à leurs malades pendant qu'à la télé les experts vantent les bienfaits d'une alimentation adaptée à la pathologie, ou garante d'une bonne santé.
La communication des labos et de leurs «hommes de main» consiste à dénigrer toutes les médecines concurrentes en avançant leur défaut d'universalité, alors que la médecine chimique est relativement inopérante, car souvent inadaptée, dans le cas des maladies chroniques. En fait la médecine chimique est surtout curative et non préventive, c'est la médecine de l'accident, du ponctuel.. Homéopathie, Ostéopathie, Acupuncture et bien d'autres ont leur place dans la panoplie des thérapeutiques efficaces à condition de les utiliser à bon escient ! Si elles sont curatives elles sont aussi préventives, pour peu que l'on respecte ensuite un minimum de précautions au quotidien.
Mais revenons aux virus.
Et pour le Corona, je suis persuadé qu'il faudrait quand même explorer les pistes de renforcement des défenses immunitaires au lieu de rechercher à tout crin une substitution à ces défenses. En effet dans le vivant, ne s'use que ce qui ne sert pas. A force de gaver les gens de médicaments on affaiblit les défenses parce qu'elles fonctionnent de moins en moins, laissant la place au chimique de substitution. Dans un cas exceptionnel il faut le faire et cela marche bien, mais prescrire systématiquement c'est une faute, surtout pour des broutilles.
Je reviens un instant aux bactéries pour illustrer notre déficit en défenses. Le retour de manivelle des bactéries résistantes aux antibiotiques était prévisible car si on considère qu'en une journée il y a environ 50 générations de bactéries, en un an vous en avez 18250 ce qui en équivalent humain nous ramène 456250 ans en arrière. Pendant tout ce temps l'homme a largement évolué, les bactéries aussi. Mais si vous considérez 50 ans de traitements antibiotiques, l'équivalent en générations humaines nous ramène à une époque à laquelle l'homme n'existait pas encore... Un temps largement suffisant pour que les générations de bactéries évoluent et deviennent totalement immunisées face aux agressions des antibiotiques. Et cette abondance d'antibiotiques, qui au passage a réduit significativement notre microbiote, a aussi affaibli nos défenses, lesquelles, en plus, décroissent avec l'âge. J'en veux pour preuve le fait que les enfants, êtres humains tout neufs, ont une meilleure immunité qu'un vieillard, que celle des femmes décline moins vite que celle des hommes, le corona virus l'a encore montré en attaquant plus sévèrement les personnes âgées que les jeunes.
Notre vie moderne nous alimente de façon aberrante, réduit notre microbiote, nous submerge de traitements chimiques, nous agresse de pollutions diverses, de perturbateurs endocriniens, d'ondes diverses et de radiations nocives, modifie génétiquement la chaîne alimentaire par les résidus médicamenteux (dans nos urines et nos selles) car ils échappent aux stations d'épuration, et l'humanité se trouve dans la situation de poulets en batterie avec une densité de population énorme, des défenses de plus en plus faibles et par conséquent nous sommes et serons de plus en plus vulnérables aux virus (même peu actifs). Le corona virus est un coup de semonce que nous ne voulons pas entendre mais que se répétera de plus en plus souvent avec d'autres nouveaux agresseurs dont nous n'avons même pas idée..
La médecine chinoise et la médecine indienne traditionnelles savent très bien booster les défenses immunitaires et elles travaillent sur le long terme et le préventif. Mais quel chercheur explore la piste de ces médecines: AUCUN !
L'acupuncture par exemple face à un déséquilibre dans le corps, donc un point de faiblesse, rétablit la normale en agissant sur les bons méridiens. Cela ne coûte pas cher mais je n'ai vu nulle part un essai contre le corona par cette technique (qui d'ailleurs n'exclut pas le chimique en parallèle). Pourtant il me semble que renforcer l'immunité d'une personne affaiblie serait une bonne chose au lieu, en l'absence de traitement, de se borner à l'intuber, la mettre sous respirateur et dans le coma en croisant les doigts pour que la personne survive.
Fin du 19ème avec l'arrivée de l'électricité, cette nouvelle énergie a été mise à toutes les sauces et la médecine n'a pas échappé à la mode. Seuls les russes ont persévéré dans ce domaine, bien plus en tout cas que les pays dits occidentaux, mais pour certains traitements seulement. Le magnétisme a aussi été à l'honneur et les machines comme celles de Lakhovsky et d'autres ont fleuri un peu partout, plus récemment le Docteur Hulda Clarck ( malheureusement décédée) a fait la démonstration de l'efficacité de son appareil.
Bref personne ne creuse ces pistes bon marché, qui pourraient être testées en parallèle avec la sacro-sainte chimie car elles sont totalement inoffensives pour l'homme alors qu'elles ont une action très efficaces sur les micro-organismes. Mais voilà, on ne peut pas breveter un courant électrique (même si on peut déposer un modèle d'appareil) et il y a donc peu d'argent à gagner face au pactole que représente un seul médicament chimique.
Quel triste planète menée uniquement par l'argent. Enfin je croise quand même les doigts pour que des chercheurs indépendants, s'il en reste, explorent les pistes prometteuses des médecines traditionnelles, de l'électricité, du magnétisme, en parallèle avec une alimentation boostant le microbiote et les défenses immunitaires.
On nous le répète assez dans la vie quotidienne et dans la vie économique: «Il ne faut pas mettre ses œufs dans le même panier». Je pense qu'il serait sage de suivre ce conseil en matière de Santé.

 
EN GUISE DE POST SCRIPTUM
L'expérience est connue: le frottement d'une règle en plastique sur une manche permet d'attirer un petit bout de papier par électricité statique, ou de soulever vos cheveux... Une clôture électrique retient des animaux en pâturage. Une simple décharge électrique les rappelle à l'ordre en cas de velléité de départ. La clôture à escargot fonctionne avec deux fils. Si l'escargot passe le premier rien ne se passe mais faire contact avec le deuxième permet la décharge électrique et il retombe 20 cm plus bas.... Le courant peut aussi tuer, soit rapidement, voyez la chaise électrique, soit lentement par la proximité de lignes haute tension (par exemple): les éleveurs, les apiculteurs l'ont dénoncé en vain, les cas de leucémie sont également niés (il n'y a pas d'études le prouvant, car vous l'avez compris mourir de cette façon n'est pas probant pour les producteurs d'énergie, même avec des répétitions alarmantes!). Des appareils russes traitent les problèmes articulaires du genou. Le courant électrique continu électrolyse l'eau. Les anneaux ou boucles de Lahkovsky sont efficaces pour protéger les plantes en générant de très faibles courants... Un virus comme le Corona ayant une taille de l'ordre du nanomètre est nécessairement très sensible à un courant très faible, dans des conditions de tension, d'intensité, voire de fréquence de circulation à déterminer... 
SI quelqu'un se donnait la peine de faire une étude qui serait donc très peu coûteuse, il trouverait nécessairement une solution universelle, facile, et accessible à toutes les bourses!



lundi 27 avril 2020

CORONA: ON ZAPPE LES BASES !

Désinformation et fausses nouvelles plombent le sujet ! Pas d'autre solution, donc, que de lire sur internet pour trouver les bonnes informations. Car les déclarations de certains experts (notamment dans l'émission C dans l'Air) sont des informations partielles. On se demande d'ailleurs pourquoi un documentaire complet et bien détaillé n'a pas été diffusé.... Même sur Arte ! Bref. J'ai fini par comprendre, après y avoir passé pas mal de temps, que comme beaucoup j'avais des préjugés sur les virus, et pour ceux que cela intéresse voici un résumé de la «récolte» opérée dans les articles de la communauté scientifique. J'essaie de ne pas être trop technique et c'est pourquoi il n'y a pas de copié-collé de ce qui est publié. Vous pouvez en apprendre plus vous aussi en cherchant sur la toile (sites généralistes, sites médicaux, thèses de doctorat, cours de médecine etc...) si les détails physiologiques et très très techniques vous passionnent.

UN VIRUS N'EST PAS VIVANT
Il ne mange pas, ne se reproduit pas que ce soit de façon sexuée ou asexuée, n'a pas de métabolisme, ne consomme pas d'énergie et n'en produit pas, ne se déplace pas, ne communique pas. S'il est composé de matériaux du vivant, puisqu'on trouve chez lui de l'ARN ou de l'ADN, on ne trouve qu'exceptionnellement les deux en même temps (un être vivant possède les deux).En milieu favorable il peut, ou pourrait, se conserver indéfiniment. En fait il est inerte sauf s'il rencontre un être vivant car des automatismes peuvent alors se mettre en route, et l'observateur peut alors interpréter cela comme des manifestations de vie (je dirais plutôt des simulations)... A notre détriment dans le cas de virus pathogènes !
Selon plusieurs chercheurs les virus seraient en fait des ensembles de molécules biologiques, auto-organisées selon les affinités chimiques et physiques des éléments en présence. Parmi tous les assemblages aléatoires possibles, certains aboutissent à une structure stable d'autres à rien. Sans affirmer qu'il s'agit de l'apparition de la vie, on peut émettre l'hypothèse que les mélanges aléatoires qui se sont produits dans la «soupe primordiale» ont d'abord généré les acides aminés, prélude indispensable à l'avènement des êtres vivants, la poursuite de mélanges de plus en plus élaborés ayant fini par aboutir à un nombre incroyable de virus, du plus simple au plus sophistiqué...Puis aux bactéries etc... Etc... Si la terre est baignée de virus, chaque être vivant héberge un virome tout comme au niveau des bactéries il héberge un microbiote. Notre virome étant selon les experts composé de plus de virus que nous n'avons de cellules dans le corps !
Si j'osais une analogie, je dirais que le virus est une sorte de robot physico-chimique, composé d'éléments du vivant, souvent inactif mais pouvant s'animer lors de l'entrée en jeu de certains automatismes. L'image bien qu'imparfaite donne une idée quand même. Ce serait un peu comme un thermostat neuf qui, inerte dans le stock d'un fabricant, devient actif lorsqu'il est intégré dans une machine (sauf que l'intégration du thermostat est un geste délibéré, tandis que l'arrivée d'un virus est aléatoire). Si le thermostat est branché seulement sur un voyant il ne fait que signaler sa présence mais n'influe pas sur le fonctionnement de son hôte (ce serait le cas du virus dans un porteur sain: on peut le détecter mais il n'agit pas)... Si le thermostat est branché il devient un organe de commande de la machine. Actif, il produit donc un symptôme: par exemple le moteur se met en marche ou s'arrête ( ce que font les virus installés à vie dans notre corps en générant des symptômes, soit de façon intermittente comme dans le cas de l'herpès labial, soit de façon permanente comme pour un cancer). Lorsque le virus se trouve en contact avec les éléments biologiques vivants de la cellule parasitée . La cellule réplique le matériel génétique du virus comme s'il s'agissait de ses propres éléments. L'infection se propage alors !
Tout cela fonctionne aléatoirement dans le monde innombrable des virus, car si pour l'instant on a détecté environ 200 virus très pathogènes il en existe plein qui ne le sont pas (pour nous, mais qui peuvent l'être pour d'autres animaux, des plantes, des bactéries et même d'autres virus...).
Et comment ça marche? Encore une analogie, celle de l'aimant: un aimant va attirer du fer, mais n'influera ni sur le bois, ni sur l'aluminium, le plastique, l'inox, etc... De la même façon une règle en plastique frottée sur un pull va attirer du papier mais pas du bois etc... Le virus est donc attiré par les cellules dont la surface a une affinité chimique pour les molécules chimiques de l'extérieur de sa coque (sa capside). Une fois collé à la surface de la cellule, de nouvelles réactions se produisent, selon plusieurs schémas possibles, et s'enchaînent en un pas à pas qui permet finalement la. pénétration dans la cellule hôte. D'automatisme en automatisme (un peu comme un relais électromécanique qui avance pas à pas et commande une nouvelle action à chaque pas) le virus voit sa coque s'ouvrir et son ARN (ou ADN) est alors dupliqué par la cellule vivante qui confond ce matériel apporté avec le sien propre. La progression de l'infection par les nouveaux virus fabriqués peut alors se poursuivre. Tout cela est très schématique mais donne une idée grossière de ce qui se passe dans les faits.
Ce qui fait peur là dedans c'est que nous sommes très vulnérables car il n'y a aucune notion d'agression délibérée (encore une fois le virus n'est qu'une sorte de robot), l'infection est le fruit du hasard, du contexte environnemental, et du contexte physiologique de l'éventuel hôte du virus. Il faut aussi intégrer que les virus ne se déplacent pas mais sont tributaires du milieu. A nous de les fuir ou de faire en sorte qu'ils ne puissent pas nous atteindre en usant d' un subterfuge, d'une plante, d'un animal etc... Pour y parvenir, les recettes sont les mesures barrières, la destruction préventive du virus par les UV, le chlore (cas dans les systèmes d'adduction d'eau), l'alcool, la chaleur. Après pénétration dans un organisme, les médicaments anti-viraux peuvent agir, mais le mieux est d'être protégé par les réactions inflammatoires et les anticorps de nos défenses immunitaires (c'est là qu'intervient le vaccin qui prévient en quelque sorte l'organisme d'une possibilité d'infection et permet la fabrication de ces anticorps très rapidement).

Le Coronavirus est une affection virale généralement bénigne (dans plus de 98% des cas) mais il se produit chez certaines personnes une réaction de défense pouvant mener au décès. Les médecins appellent ces réactions «l'orage immunitaire» qui détruit le corps (davantage que les lésions virales effectives). Pour vous permettre de visualiser cet orage et ses conséquences dévastatrices, sachez que c'est le même phénomène qui intervient lorsqu'une piqûre de guêpe, la consommation de coquillages, d'arachides etc... provoquent une allergie disproportionnée où les défenses se retournent contre les cellules du corps en les considérant comme des agresseurs ce qui peut aller jusqu'à la mort de la personne.
Les médias nous disent que dans 98% des cas la maladie est bénigne et passe en quelques jours avec du repos (comme le fait un simple rhume). Remarque: nous ne sommes pas égaux devant les virus, certains ont de bonnes défenses qui veillent, d'autres ne les ont pas et deviennent des cas graves. Personne n'ayant été vacciné ( Covid 19 est une affection inconnue), c'est la preuve que nous pouvons creuser la piste de l'immunité boostée. Mais les scientifiques ne choisissent pas cette voie...
On nous a également répété que la mortalité survient dans 2% des cas mais je pense que c'est beaucoup moins. J'utilise ce pourcentage officiel pour évaluer le nombre de cas réels dans la population. Comme nous approchons des 20000 morts à la date du 20 Avril 2020, je calcule que 100% font 50 fois plus, et dans ce cas 1 million de malades. Mais ma conviction est que le pourcentage de décès représente 1% ou même 0,5% ce qui ferait de 2 à 4 millions de personnes touchées en France. Comme on ne teste pas la totalité des français on ignore le nombre de porteurs sains, sans le moindre symptôme. La seule donnée sur ce problème de diffusion du virus provient des tests italiens sur deux villages où le résultat indique de 40 à 50% de personnes infectées.....
AGIR CONTRE
Sans être médecin je ne peux m'appuyer que sur la logique des informations recueillies. Logiquement le virus est en position défavorable vis à vis d'un hôte potentiel:
1/ avant de nous atteindre lorsqu'il est en milieu ouvert: donc empêchons-le de nous atteindre (désinfection préventive, gestes barrières, test des personnes à risques, confinement, etc...),
2/ lorsqu'il infecte une autre personne: les solutions sont quasiment les mêmes que dans le cas précédent,

s'il nous atteint, il est en position défavorable:
1/ avant de se fixer sur une cellule nous avons besoin d'une immunité efficace qui le neutralise vite, ou d'utiliser un antiviral (s'il en existe). Mais un vaccin faciliterait la tâche de notre organisme en permettant une fabrication plus rapide des anticorps.
2/ Fixé sur une cellule avant d'y pénétrer: les remèdes sont en gros ceux du cas ci-dessus

Une fois que la cellule a été pénétrée c'est le virus qui est en position favorable et c'est le malade qui subit. C'est ce qui, j'imagine, nous donne les cas les plus graves et provoque la saturation du système de santé.
En cas d'orage immunitaire, le mal est déjà fait et on ne lutte plus contre le virus: il faut prendre des produits qui freinent les réactions allergiques potentiellement mortelles, tout en combattant les symptômes dus au virus pour maintenir le malade en vie.

EN GUISE DE CONCLUSION
La meilleure des solutions serait de rayer de la planète le virus. Impossible à réaliser.... Actuellement, pour éviter un renouvellement le plus urgent est de protéger les personnes fragiles (celles à l'immunité peu performante), donc de les identifier, et de créer un vaccin. Je crois beaucoup moins aux antiviraux. Ensuite, comme gouverner c'est prévoir (en principe seulement) il conviendrait de renforcer notre système de santé pour éviter sa saturation rapide, et de mette à disposition de tous des accessoires élémentaires de défense (masques, tests etc...). Mais à terme la meilleure solution serait de renforcer l'immunité générale( nous sommes capables de la détériorer chez certains individus, donc nous sommes capables de comprendre pourquoi, et par conséquent de mettre en place les conditions de sa régénération). Il faut savoir que les scientifiques sont en admiration devant les quelques animaux (dont un rongeur africain) qui résistent à toutes les bactéries et à tous les virus, et que quelques équipes étudient cela. Malheureusement ce n'est pas une piste favorisée pour la très simple raison qu'il est plus rentable de trouver un remède ou un vaccin, ce qui génère des profits, que de doter chacun, par les moyens naturels appropriés, d' une immunité universelle infaillible... Ce qui mettrait en faillite la totalité des laboratoires. Malgré l'évolution et les progrès technologiques, l'homme conserve toujours ses travers dont la cupidité !
Depuis Pasteur, on nous martèle que virus et bactéries nous agressent délibérément (c'est mieux quand c'est la faute de l'autre), détestable habitude de désigner un bouc émissaire! En réalité la faute incombe le plus souvent à l'humanité qui offre à ces indésirables un milieu et des conditions dont ils sont friands (l'homme va toujours vers le plus facile, il n'est pas le seul!)... Homo Sapiens n'étant pas LE centre d'interêt de l'univers, un peu d'humilité ne nous ferait pas de mal, d'autant qu'admettre ses erreurs permet à quelqu'un de progresser plus vite et mieux. Il devient très urgent que l'humanité remette en question son approche sur bien des points et cesse de se prendre pour Dieu dans tout ce qu'elle entreprend, alors qu'elle est plutôt le virus destructeur de sa propre planète !

mardi 31 décembre 2019

AH, SI MACRON POUVAIT PARLER DE CELA CE SOIR !

Avant que notre cher Président ne parle aux français, et après avoir pris un peu de recul pour analyser les choses, j'en arrive à la conclusion que le mouvement actuel est un gâchis complet, et en plus pour rien!
D'un côté les syndicats ont une réaction «primaire» puisqu'ils sont partis au quart de tour sans réfléchir, de l'autre le gouvernement a mal analyse et mal posé le problème, prouvant que les politiques sont incohérents, pour ne pas dire incompétents, et qu'ils ne savent pas gouverner puisque théoriquement «gouverner c'est prévoir».

Les retraites et la constellation de régimes spéciaux bourrés d'avantages particuliers (avantages que chacun évalue par rapport à son propre régime), ne sont en fait qu'un symptôme des inégalités que l'on peut constater dans le fonctionnement économique du Pays. Il est vrai que certains privilèges, justifiés il y a des décennies, ne le sont plus aujourd'hui et doivent disparaître. C'était donc le premier travail d'un gouvernement et il aurait eu sur ce point l'appui de l'opinion publique.
Une fois ce point résolu, oui, vouloir supprimer les autres privilèges pour mettre tout le monde sur un pied d'égalité est louable, mais ce faisant on met en évidence les inégalités économiques puisqu'elles ne sont plus compensées.
Avant de modifier le système de retraite il fallait donc aplanir les difficultés économiques au cours de la carrière de chacun. Immense travail et d'une ampleur considérable. En se lançant bille en tête sur les retraites, le gouvernement met la charrue avant les bœufs. Pour moi il aurait mieux fait de se limiter à la suppression des privilèges sans cause, et à l'amélioration des conditions économiques des catégories les plus désavantagées.
Quant aux syndicats, ils auraient pu dire «OK pour la réforme et la suppression des privilèges sans cause, mais pour les autres privilèges nous voulons que les nouvelles règles garantissent à tous les plus démunis une retraite identique ou meilleure que celle offerte par le système actuel, ce qui revient à jouer sur le paramètre «revenu d'activité».»
Il y avait là matière à négocier …. Un compromis était prévisible dans un délai assez bref !

Malheureusement syndicats et gouvernement se braquent, et comme personne ne veut perdre la face ou mettre le vrai problème sur la table, le risque est grand de voir en résultat de ce conflit un grand n'importe quoi et peut-être même l'entame d'une spirale de mécontentement durable très dommageable pour l'économie du Pays, et pour l'emploi en particulier car les entreprises ne travailleront plus ou mal, et perdront des clients....

Je reprends les exemples d'inégalités entre régimes, mais vous pouvez passer ces paragraphes que j'écris en italique (ce n'est pas une obligation).
A l'époque où le traitement d'un fonctionnaire était notoirement inférieur à un salaire du privé, on a accordé l'avantage d'une retraite calculée sur les 6 derniers mois de salaire (10 meilleures années dans le privé). Aujourd'hui, c'est l'inverse car les salaires du privé sont moins élevés que les traitements des fonctionnaires en fin de carrière. En cause la carrière unique du fonctionnaire où l'ancienneté joue à plein et les revenus augmentent constamment, tandis que la carrière dans le privé peut être hachée et dans ce cas l'ancienneté ne joue pas lorsqu'on change d'entreprise. De plus les salaires ne progressent plus, parfois ils régressent lors des changements d'entreprise ou de poste. Et qu'ont fait nos chefs: durci les conditions du privé avec une retraite sur les 25 meilleures années au lieu des 10 meilleures. Bien entendu, il fallait faire l'inverse, ou augmenter les salaires d'activité... Pas étonnant que les smicards considèrent les fonctionnaires comme privilégiés.
En agriculture la retraite est si faible que pour éviter des retraites à zéro, on a décidé de valider systématiquement 4 trimestres par an pour tous ceux qui payaient le minimum de cotisation, c'est à dire que la retraite à taux plein est acquise pour tous... Mais cela ne suffit pas à redresser le montant perçu ! Par comparaison les artisans et commerçants n'ont qu'un seul trimestre de validé (par an) pour la cotisation minimum. Vous imaginez aisément le ressenti d'un artisan ou commerçant en difficulté (qui ne peut pas faire autre chose) si pour quatre ans de travail dans ces conditions on lui valide quatre trimestres au lieu de 16... Forcément cela fera des dégâts au départ en retraite même si elle est à taux plein... Car 12 trimestres de moins sur 160 cela fait une belle décote, sans compter que l'artisan ou commerçant est parti au minimum à 65 ans pour avoir le taux plein (et dans l'exemple avec seulement 148 trimestres sur 160). Les professions libérales sont les mieux loties sur cette règle de validation car elles gagnent notoirement plus qu'un artisan ou commerçant et largement plus qu'un agriculteur, pourtant elles valident 3 trimestres par an pour le minimum cotisé. Cherchez l'erreur ! Pas étonnant encore une fois que tout le pays soit favorable à l'harmonisation des conditions.
Cela ramène inéluctablement au traitement des inégalités économiques, préalablement à toute intervention sur les retraites.

Le gouvernement qui annonçait «faire de la politique autrement» est aujourd'hui confronté à la pression de plusieurs groupes qui contestent la réforme.... Comme les précédents gouvernements il cède sur plusieurs points pour faire valider son texte, donc au passage il recrée des privilèges... Cet exécutif retombe dans le travers des anciennes politiques prouvant que quoi qu'on dise on ne fait pas de politique «autrement» ! En fait on pourrait mais personne ne le veut vraiment... Mais ça c'est un autre débat!

UNE REALITE ZAPPEE
La difficulté dont personne ne parle, est le fait qu'en raison des retraites ridicules, pour beaucoup de gens la seule solution est de trouver un travail (cumul emploi-retraite).... Ce sont donc les retraites les plus faibles qui sont concernées (et seulement s'ils ont la capacité physique de travailler, sinon ils n'ont qu'à crever)... Splendide législation car ces gens dans le besoin sont non seulement obligés de travailler mais en plus on leur pique de l'argent sur ce salaire d'appoint, je vous le donne en mille..... POUR PAYER LEUR PROPRE RETRAITE ! Car en effet ceux qui cumulent emploi retraite continuent à cotiser pour la retraite sans acquérir de droits supplémentaires. Ces 400000 personnes déclarées permettent de soulager les caisses de retraite de 14000000€ par mois (et j'ai évalué ce total avec un mi-temps par personne à 750€brut, et les taux actuels de cotisation). Si leurs retraites étaient plus conséquentes, ces personnes ne travailleraient pas, il y aurait 400000 mi-temps disponibles pour faire travailler autant de chômeurs...
En fait, si des jeunes travaillaient à la place des retraités, les cotisations de ces remplaçants permettraient d'augmenter les retraites les plus modestes de 40 €à 80€ par mois(à la louche) selon qu'il s'agit de temps partiel ou de temps plein. Cela n'a l'air de rien mais au plus bas de l'échelle un tel apport serait un plus significatif à défaut d'être la solution.

L'AGE PIVOT
L'autre problème qui soulève l'indignation est l'âge pivot de 64 ans. Tout cela parce que dans un système à points il n'y a pas de critère d'âge (pas de critère nombre de trimestres exigés pour matérialiser la durée).
TOUT DE MEME ce n'est pas compliqué de laisser les gens partir à l'âge légal, mettons 62 ans, s'ils en ont envie; ce n'est pas compliqué non plus de fixer un nombre de points minimum permettant le départ (un nombre à déterminer selon la catégorie)... Dans ce dernier cas chacun choisit son âge de départ, et il continue à travailler au delà (donc sans être retraité) seulement s'il veut améliorer sa retraite.
Imposer un âge est totalement incohérent et peut léser les personnes qui ont déjà 40 ans de travail à 55 ans (donc assez de points) , ou pénaliser ceux qui ont commencé à travailler à 30 ans (et pas assez de points)!
Ce total de points (qui pourrait, sous conditions, varier d'une profession à l'autre) rendrait le départ à taux plein possible sans l'obligation de se tuer au travail jusqu'à 64 ans. Si on modulait le critère Total de Points minimum (de la catégorie, et quel que soit l'âge) ou le critère âge de départ de 62 ans, la quasi totalité des cas particuliers pourrait être résolue.
Autre possibilité, celle de faire subir une éventuelle décote uniquement entre le départ réel (précoce) et l'âge légal, pour ceux qui ont le total légal de points, cette décote disparaissant dès l'âge légal atteint. Tout cela pourrait et devrait faire l'objet de négociations..... MAIS NON!

Les autres solutions se trouvent soit dans le financement extérieur déjà évoqué dans un article précédent soit dans l'Allocation Universelle à Vie (automatique) évoquée dans un article plus ancien... Soit dans les deux ! Mais je pense que la société n'est pas prête pour accepter l'allocation à vie, d'abord en raison d'une transition délicate entre nos régimes actuels et ce nouveau système, d'autre part en raison d'une mise sur le carreau de centaines de milliers de fonctionnaires, même si en compensation des emplois différents occuperaient encore plus de monde.

Un mot sur BLACK ROCK.
Attention méfiance, car on ne peut pas faire confiance à une telle entreprise. Ce monstre de la finance qui pèse 6000 Milliards de Dollars, vous promet monts et merveilles mais il fonctionne en plaçant l'argent dans les bourses mondiales via des participations dans de très grandes entreprises. Il n'y a, pour le souscripteur, aucune garantie de bonne fin encore moins de garantie d'Etat... Souvenez vous de la liquidation d'EMRON, aux USA, qui a laissé tous les souscripteurs sans le sou... Souvenez-vous des clients bernés par MADOFF...
Cela dit il existe de la capitalisation en France, AGIRC et ARRCO, Les compagnies d'Assurance par les contrats Vie ou Epargne Retraite, des fonds réservés aux fonctionnaires etc... Alors un peu de capitalisation, oui, mais en France et par des entreprises françaises qui bénéficient de la garantie de l'Etat en cas de coup dur, pas par des étrangers peu fiables !
L'autre danger de monstres comme Black Rock c'est qu'ils peuvent faire la pluie et le beau temps sur l'économie mondiale en orientant les entreprises et les bourses dans le sens qui les intéresse, mais ils peuvent aussi dicter leurs conditions à certains Etats (facile quand on pilote les plus grosses entreprises et que jouer sur l'emploi est possible). Mais ces colosses de la finance peuvent disparaître complètement à l'occasion d'une crise comme celle de 2008, ou une autre encore pire... Et toute votre retraite serait alors réduite à néant !

Rendez-vous devant Macron ce soir à 20h . Evoquera-t-il de façon satisfaisante une idée pour sortir de la crise ? Franchement j'en doute ! Mais que cela ne vous empêche pas de fêter dignement la fin de 2019 et le démarrage 2020 sur les chapeaux de roue. Bonne année !

vendredi 13 décembre 2019

RETRAITES : UN FAUX PROBLEME !

Conseil ajouté en bas d'article le 15 Décembre 2019 (caractères en rouge). 
 
En rédigeant les deux articles précédents je ne savais pas ce que vraiment la réforme pouvait être dans le détail. Seules les déclarations diverses de la presse, des syndicalistes, des politiques servaient de repères. J'avoue quand même que je n'ai pas vraiment fait des recherches sur internet pour approfondir ! Mais le discours du premier ministre, s'il a précisé certaines choses, n'a pas été suffisant et en fait c'est en tombant par hasard sur Antoine Bozio dans une émission que j'ai réellement su de quoi il retournait.
Antoine Bozio a co-écrit avec Thomas Piketty le livre «Pour un nouveau système de retraite» et ce sont les deux auteurs qui précisément ont, dans le but de promouvoir ce système nouveau, informé les membres du gouvernement et un tas de dirigeants concernés (syndicalistes inclus) au cours de réunions tenues il y a déjà pas mal de temps.
Il est évident que les choses auraient pu être claires dès le départ si tout avait été expliqué aux français en transparence... Mais non!

Analyser ce qui se passe dans le détail, poser en série la question POURQUOI ? Permet de comprendre que cette réforme des Retraites est un faux problème.
Pourquoi en effet avons nous des régimes spéciaux? Deux raisons:
1/ une première, normale, venant des pouvoirs publics qui accordaient des avantages en raison des circonstances économiques constatées ou exceptionnelles, ou encore de nécessité impérieuse.
2/ une deuxième, anormale. Se sentant forts et soutenus par les syndicats, les bénéficiaires ont pu par moments peser et faire plier les pouvoirs publics qui ont ainsi acheté la paix sociale en faisant payer à la collectivité les avantages (pas toujours justifiés) accordés à un groupe minoritaire.

Pourquoi ces comportements et ces choix ?
Plutôt que d'augmenter les traitements et salaires il était plus facile d'accorder des avantages sur la retraite et des avantages sociaux. Economie budgétaire immédiate et conséquences sur la retraite très lointaines donc pour un autre gouvernement que celui en place. Mais également souci de redresser la situations de professions en difficulté pour leur permettre d'augmenter leur retraite, notoirement inférieure (même avec les nouveaux avantages) à celle des autres catégories.
Pour les intéressés, prise en otage du public, chantage au blocage du pays pour faire plier le gouvernement et obtenir des avantages supérieurs à ceux dont bénéficiaient les travailleurs du Privé. Pour les élus il suffit de voter une loi à leur profit... Une constante depuis l'instauration de la République, mais une anomalie puisque théoriquement c'est au peuple de décider. Le fait de dire le peuple c'est nous est quand même abusif lorsqu'il s'agit de voter pour soi des privilèges.

Pourquoi pas d'autres solutions?
Pour la résolution d'un problème il est toujours plus facile de désigner un bouc émissaire (le symptôme) que de traiter les causes. Et les politiques ont l'art de refiler les problèmes aux gouvernants ultérieurs, tout en promettant à chaque élection qu'ils vont résoudre la question mais que l'opposition les en avait empêchés pendant le mandat écoulé. D'où la demande d'une majorité forte pour agir vite..... Depuis des décennies les dirigeants ont ainsi parlé du problème des retraites..... Mais jamais agi (ni pour cela ni pour autre chose, en fait!)
Pour les syndicats et fonctionnaires il est plus facile de se battre pour un groupe précis que pour l'intérêt général du pays (ce n'est d'ailleurs pas leur but). Le rapport de force permet au groupe de gagner ce que les individus seuls n'ont aucune chance d'obtenir. Pour que le deal soit acceptable on le labellise secteur public et les dirigeants politiques échappent ainsi à une modification législative dans le privé. D'autre part le fameux argument des avantages acquis, provoque des mobilisations dès que pointe l'idée de supprimer les avantages indus (pour cause de disparitions des raisons de l'octroi initial). Il résulte alors une accumulation de privilèges au point que même l'opinion publique accepte l'idée de supprimer les régimes spéciaux.

Que se passe-t-il donc?
Le gouvernement, par la bouche d'Edouard Philippe, pense compenser par des mesures spécifiques, les inégalités de carrière (disparité homme-femme par exemple), la pénibilité de certains métiers par rapport aux autres, les retraites dérisoires de certaines professions.... Il reconnaît ainsi que certains régimes aboutiraient sans ces avantages à des retraites notoirement insuffisantes.... Et nous touchons alors le fond du problème: si des français ont dans un régime unique, des retraites inférieures à celles des autres catégories c'est tout simplement parce que leur activité est , pour diverses raisons économiques et autres, sous rémunérée. La solution pour faire accepter le régime universel est donc de modifier les conditions économiques pour que chacun puisse être normalement rémunéré et avoir une retraite décente.
J'ai abordé ce sujet dans l'article précédent traitant du cas des agriculteurs, en évoquant des solutions. Mais le problème se pose aussi pour les enseignants, notoirement moins payés que ceux des autres pays européens, surtout les enseignants du primaire (c'est sur eux que repose la responsabilité d'apprendre à lire écrire et compter aux enfants, ce travail bien fait conditionnant la réussite scolaire dans le secondaire et le supérieur).

Prévoir de nouvelles dispositions spécifiques dans telle ou telle profession, après avoir supprimé tous les régimes spéciaux, revient pour le gouvernement à recréer de nouveaux régimes spéciaux. Apparemment les énarques sont fâchés avec la logique.... Mais en même temps ils ne veulent pas s'attaquer aux raisons économiques des sous-rémunérations qui risqueraient de soulever des questions qui fâchent, et de nécessiter des actions au niveau de la planète (en raison des imbrications économiques de tous les pays)... Tout cela est sinon impossible du moins proscrit, et la lâcheté politique fait le reste..... Il est bien plus facile de traiter des symptômes en affirmant que c'est la solution et de laisser, sans le dire, le traitement des causes réelles aux futurs gouvernants, c'est à dire de renvoyer ce travail... Aux Calendes grecques.

Le régime spécial des agriculteurs avait tenté, sans y parvenir, d'améliorer la retraite agricole en garantissant systématiquement à tous une retraite à taux plein (la cotisation minimale valide 4 trimestres chaque année), peine perdue puisque la cause est la rémunération réelle dérisoire. Quant aux enseignants, le fait de calculer la retraite sur les 6 derniers mois de salaire évitait de revaloriser les traitements de tous les profs pour que le régime normal leur garantisse la même retraite. Les dirigeants ont bien fui leurs responsabilités et trouvé une mesure de rafistolage.
On peut s'attendre à des dérapages, car revaloriser les profs de 20% dès 2022 va générer des réclamations des autres fonctionnaires voulant également bénéficier de la même revalorisation.... Bonjour les déficits si tous ces gens voient leur rémunération bondir de 20% et bonjour la hausse des impôts pour financer cela  !!

Je tiens le gouvernement et les syndicats (et manifestants) responsables solidairement du désastreux avenir du pays, l'un parce qu'il ne traite pas les causes, les autres parce qu'ils ne protègent que les intérêts de la minorité qu'ils représentent, et tous ces acteurs pour leur mépris de l'intérêt du pays.

Retour à la case départ et à la nécessité d'un financement extérieur qu'aucun gouvernement ne veut mettre en place tant qu'il en est encore temps. Et ça, c'est une chose qui m'exaspère !

QUITTE A MANIFESTER, FAITES LE UTILEMENT:  DEMANDEZ DES MESURES AUGMENTANT LES REVENUS CAR SI LES REVENUS AUGMENTENT LA RETRAITE SUIVRA QUEL QUE SOIT LE MODE DE CALCUL

P.S.
La suppression du paramètre durée du travail, avec le remplacement du nombre de trimestres cotisés et celui du revenu global, par l'unique critère des points, oblige le gouvernement à fixer un âge de départ arbitraire.  Cela pose des problèmes pour les gens à carrière longue qui vont travailler bien trop, mais il est impossible de fixer un nombre de points pour partir, puisque ce nombre est fonction du revenu et pas de la durée de travail. Je pense qu'il faudrait conserver le total cumulé des périodes de travail afin de déterminer soit une durée minimale requise avant le départ en retraite, soit l'âge légal.

mardi 10 décembre 2019

RETRAITES: PAS SI SIMPLE, LA PREUVE !

En matière de retraites, «LE» régime idéal pour tous doit gommer les discriminations des régimes spéciaux qui favorisent certains ou pénalisent d'autres..
Je vais prendre deux exemples opposés les agriculteurs et les militaires, mais vous allez voir que ces métiers qui sont en fait très proches sur un point crucial ont généré deux régimes totalement différents. Malheureusement les pouvoirs publics parfaitement au courant des situations n'ont jamais entrepris quoi que ce soit d'efficace pour remédier aux difficultés.

Retraite Agricole
Le régime agricole donnerait des retraites catastrophiques, s'il était calculé comme le régime général,. Le métier est en effet particulier ( avec un seul actif cotisant pour trois retraités) et l'exemple ci-dessous permet de mesurer la difficulté à faire glisser dans le même moule tous les régimes spéciaux.
Les agriculteurs indépendants sont les plus mal lotis, avec un régime par points conçu pour des retraites minimalistes et la prise en compte de revenus dérisoires. Les cotisations ne rapportent globalement que de 23 à 30 points par an pour la majorité des exploitants:
La cotisation est proportionnelle au revenu mais la minimale est la même pour tous ( si le revenu réel est inférieur au minimum de calcul) et égale en 2019 à 3,32% de 800 fois le Smic horaire soit 8024€, ce qui donne une cotisation de 266€ pour financer la partie forfaitaire de la retraite. Et il s'ajoute à cela une cotisation de 11,55% du revenu minimal, calculé cette fois sur 600 fois le Smic horaire, et cette cotisation obligatoire minimale ressort ainsi à 695€ par an. Le minimum annuel à payer est donc de 961€ (266€ + 695€). En contrepartie on accumule des points mais, et c'est compliqué, en fonction du revenu réel et pas du revenu cotisé. Si le revenu réel par an est entre 0 et 6018€ on cumule 23 points, si le revenu réel est entre 6019€ et 8024€ on peut atteindre 30 points pour 8024€. Et de 8025 à 16744€ on peut gagner entre 30 et 50 points. Pour vraiment gagner plus de points il faut un revenu annuel de 16745 à 40524€ ce qui peut rapporter entre 50 et 104 points (à la louche cela fait 320€ le point supplémentaire).
Or, ce n'est pas un scoop mais l'agriculture ne rapporte pas: les prix sont écrasés par les intermédiaires, parfois le prix mondial sur un marché donné fait perdre de l'argent (même si on travaille sans relâche), la météo peut faire de gros dégâts etc... En travaillant toute sa vie l'accumulation des aléas peut aboutir à 1200 points pour une retraite à taux plein et, à environ 4€ le point, c'est au maximum une retraite de 283,35€ pour la partie forfaitaire et environ 350€ pour la partie proportionnelle. Ce montant de 633,35€ étant à rapprocher de la retraite calculée selon le régime général sur les 25 meilleures années et qui, selon mes calculs, tutoierait les 250€ par mois . Car dans le régime général les trimestres sont fonction des cotisations payées (si vous ne gagnez rien vous ne cotisez pas et vous n'avez pas de trimestre validé) et les agriculteurs qui, même en travaillant peuvent perdre de l'argent, cotiseraient au minimum donc pour un seul trimestre et pas 4. Du coup les retraites même à taux plein (grâce à l'âge de départ) seraient toujours avec décote pour manque de trimestres.
Une refonte universelle alignant les régimes sur le privé (en pourcentage du revenu ou à points), signifierait que les agriculteurs seraient perdants plus qu'ils ne le sont aujourd'hui. Tous devraient donc bénéficier de l'ASPA.
Chaque activité ayant ses spécificités et ses avantages ou handicaps la première chose à faire paraît logiquement la remise en équité des régimes afin que partout, le fait de travailler, même sans revenus, soit reconnu et puisse valider les trimestres. Mais si toutes les caisses disparaissent au profit de la Carsat, à terme on pourrait établir un minimum de retraite mensuel pour tous (ce qui éviterait un tas de calculs d'apothicaire) par exemple à 1000€. Tout en laissant en place des caisses complémentaires par métiers ou branches versant des complémentaires en fonction de cotisations...
Sans qu'il s'agisse de capitalisation. Ce serait une façon de sauvegarder les réserves des métiers qui ont de grosses réserves (plus de trois actifs pour un retraité).
Lorsqu'on est salarié, fonctionnaire, profession libérale, artisan ou commerçant on gagne sa vie en travaillant et, s'il est vrai qu'il existe des disparités dans le revenu, on gagne bien plus que les agriculteurs.... L'alignement du régime de retraite des agriculteurs passe donc par une nouvelle organisation de ce métier afin de le rendre similaire aux autres activités en terme de rémunération.
Dans cet exemple cela impliquerait une totale refonte des marchés agricoles en les déconnectant du marché mondial (pour certaines productions) ce qui est quasi impossible tout comme il serait impossible (car interdit par l'Europe) de compenser un prix mondial trop bas par des subventions ! Peut-être serait-il possible de mettre en place à côté du prix du marché un prix de rémunération équitable, qui ne serait donc pas une subvention, et qui devrait être payé par le client final (en quelque sorte une solidarité nationale). Cela ne représenterait à mon avis qu'une somme très faible par article, mais le souci serait de la collecter et de la répartir....
S'il est simple de voter un régime universel, il est bien plus compliqué de faire en sorte que ce régime soit cohérent avec une retraite digne de ce nom. Cet exemple des agriculteurs prouve qu'une réforme peut quelquefois nécessiter un grand chambardement des habitudes et comportements dans le pays. Mais la situation dramatique des personnes qui nous nourrissent, résulte des dérapages chez tous les intermédiaires intervenant entre les producteurs et le client final. Vouloir réformer les retraites de façon équitable et cohérente suppose, rien que pour cette profession, une refonte en profondeur de notre société au niveau des comportements sociaux, économiques et commerciaux.
Paradoxe des paradoxes, quelqu'un qui n'a jamais travaillé de sa vie ou très peu, même s'il a aussi connu des problèmes de vie et de santé, est finalement bien mieux traité qu'un agriculteur qui lui a travaillé comme un forcené jusqu'à 65 ans ou plus. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut abandonner les plus démunis, mais qu'il faut quand même comprendre qu'il est urgent de s'intéresser aux problèmes de la seule profession qui nourrit le pays.

Les Militaires
De l'autre côté les militaires ne font pas nécessairement 25 ans de carrière puisque pour eux la retraite est possible après 15 ans. Il ont l'avantage de partir avec une retraite calculée sur les dernières soldes, au grade le plus haut atteint, soldes les plus élevées de leur carrière. Certes s'ils ne risquent rien en temps de paix, ils mettent leur vie en jeu si la France se trouve en conflit militaire quelque part dans le monde. Ce qui est étrange dans le monde moderne, c'est que les militaires sont de fait considérés comme incompétents après 25 ans de service, sinon pourquoi les mettrait-on en retraite? Mais paradoxalement on les incorpore dans la réserve avec l'obligation de faire des périodes de service, ce qui revient à admettre qu'ils sont encore performants.... Une Incohérence de plus!
Je rappelle que dans la Grèce antique où les conflits étaient fréquents, et les batailles très physiques, les citoyens étaient tenus de défendre leur cité et son territoire jusqu'à l'âge de 60 ans.
Cela dit, je vous laisse imaginer ce que donnerait le passage des militaires au régime général, avec assiette de calcul sur les 25 meilleures années (donc baisse significative de l'assiette de calcul), et départ à 60 ans (ce qui impliquerait de les faire travailler à un poste sans danger après la carrière de terrain). Le montant de la retraite serait en chute libre par rapport à celle qui leur est allouée aujourd'hui.


Si j'ai pris ces exemples c'est pour mettre l'accent sur un point commun entre les personnes concernées. Un militaire risque sa vie, oui c'est indubitable, mais en proportion le métier d'agriculteur tue davantage que le métier des armes si on rapporte les décès à la population active. Et si les décès des agriculteurs (et là je parle des suicides) sont si nombreux c'est parce que les conditions sont éprouvantes (harcèlement fiscal et bancaire, harcèlement et agressions de diverses associations radicalisées et d'une partie de l'opinion, harcèlement des fournisseurs, des intermédiaires, des distributeurs etc...). Ce métier est dans les faits le plus risqué dans notre pays, c'est celui qui tue le plus ! Mais aucun avantage ne vient compenser cela et surtout pas la retraite en place!

Vous le voyez, ce n'est pas simple de mettre en place un régime universel même si sur le papier tous les français sont d'accord pour introduire de la cohérence mais aussi de l'équité dans le système. On comprend les inquiétudes du français moyen dans un contexte où les parlementaires décident sans vraiment intégrer toutes les donnes d'un problème, et où probablement tous les régimes spéciaux seraient perdants (avec un régime par points pur et dur), le régime général n'impactant pas les millions de personnes qui s'y trouvent déjà !
En réalité les métiers évoluent et les carrières à vie vont disparaître au profit de carrières hachées, de boulots divers et variés (libéral, public, salarié du privé, et pourquoi pas artisan et commerçant). Le régime à points est donc adapté à cette façon moderne de travailler car on pourra parquer les mêmes points quelle que soit l'activité. De plus des métiers en excédent comme les avocats aujourd'hui (5 actifs pour un retraité) peuvent très bien se retrouver à terme dans la situation précaire des agriculteurs (1 actif cotisant pour 3 retraités) donc rien n'est figé. Il est probable que les métiers d'électronique et de technologie vont devenir excédentaires en actifs par rapport aux retraités. C'est inéluctable: les progrès et l'évolution des sociétés génèrent des modifications. Il faut donc adapter les systèmes sociaux à ces évolutions. Mais pour revenir à la réforme en cours, si le gouvernement refuse de modifier les conditions de rémunération du monde agricole (refonte économique d'ampleur, déjà évoquée plus haut), et s'il refuse l'idée de rémunération directe par les acheteurs finaux (complément de revenu non assimilable à des subventions), alors il faudrait envisager un régime par points partiellement indexé sur la rémunération, mais basé aussi sur le temps effectif de travail pour les métiers sous-rémunérés. Ce serait une façon de corriger les inégalités qui en fait découlent de notre système économique libéral et capitaliste. Mais aucun pays n'a de prise sur cela puisque les économies sont imbriquées les unes dans les autres et que souvent ce sont des événements extérieurs qui influent sur les paramètres intérieurs d'un pays (on l'a vu dans la crise financière de 2008).

D'où pour moi l'importance du financement extérieur, que pour l'instant aucun gouvernement ne veut utiliser.... C'est pourtant la solution sinon je ne vois pas comment l'exécutif va réussir le tour de force de voter le régime unique, face à des régimes spéciaux qui ne lâcheront rien sur leurs avantages (quitte à provoquer la faillite du pays)... Ou alors le régime unique avantagera tout le monde ce qui ferait exploser les déficits, et pleurer les retraités actuels lésés car privés des avancées... Mais dans cette hypothèse le besoin d'argent nous mène de nouveau à la case départ avec comme seul recours le financement extérieur!